NP en page d'accueil Newsletter Flux RSS
» Accueil  » Politique  » Présidentielles 2007  » Présidentielle 2007 : La France de l’après 22 avril

Présidentielle 2007 : La France de l'après 22 avril

On attendait cette date. On n’espérait pas une grande révolution. On était simplement curieux de voir ce qui allait se passer. Y aura-t-il un avant et un après 22 avril comme il y a eu un avant et un après 21 avril ? A l’évidence non. Les observateurs avisés et l’essentiel des journaux ont souligné un retour à un classicisme politique.
24
avril
2007
Imprimer l'article Enregistrer cet article au format PDF Envoyer l'article à un ami Agrandir le texte Réduire le texte Voter pour cet article Partager cet article

On retrouve au deuxième tour les deux candidats des deux principaux partis avec un troisième homme qui jouera un rôle essentiel pour donner la victoire à l’un ou à l’autre comme en 1965 avec Jean Lecanuet, en 1974 avec Jacques Chaban-Delmas, en 1981 avec Georges Marchais (quatrième homme), en 1988 avec Raymond Barre, en 1995 avec Edouard Balladur. Ils ont tous permis un report favorable des voix au futur président. Cette année, les regards se tournent sur les 18% d’électeurs ayant voté pour le candidat UDF François Bayrou.

Qui sont-ils ? C’est la question essentielle de cet entre deux tours. Sont-ce des électeurs de la droite traditionnelle dont le profil de Nicolas Sarkozy inquiétait ? Sont-ce des électeurs traditionnellement à gauche ne retrouvant pas dans le programme de Ségolène Royal un sésame pour l’avenir ? Sont-ils définitivement Bayrouiste ? Il reste à savoir si les électeurs de François Bayrou anciennement à droite seront prêts à voter pour la candidate PS. Il en va de même pour le côté gauche du député du Béarn. Si c’est le cas il aura réussi son pari de faire tomber le clivage gauche-droite. Les sondages vont nous éclairer et le 6 mai les réponses précises interviendront.

En attendant, les deux candidats encore en course pour l’Elysée font des appels du pied flagrants à l’électorat du centre. Ségolène Royal s’est affichée avec Jacques Delors, le premier ministre idéal en plus jeune dont rêvait François Bayrou. Nicolas Sarkozy, après s’être efforcé de démontrer que le projet de Bayrou était une utopie, se déclare aujourd’hui favorable à un travail gouvernemental en commun entre les partis républicains de droite, du centre et de gauche... Curieux retournement de veste. Il y en aura d’autres d’ici le 6 mai. Tellement qu’on va rapidement oublier celui-là. On observe également des deux côtés la volonté d’attirer vers leur camp les proches de François Bayrou. Que va dire ce dernier ? S’il apporte son soutien à Ségolène Royal ce sera une mini-révolution représentant un nouvel équilibre des forces politiques. S’il s’oriente vers Nicolas Sarkozy, on dira : « Tout ça pour ça ? » Va-t-il prendre le risque de n’apporter son soutien à aucun des deux au risque de perdre l’essentiel de ses députés à l’Assemblée et d’être ainsi quasi inactif durant cinq ans et réduit à la même part incongrue qu’Olivier Besancenot ou Jean Marie Le Pen ? Suspens...

Depuis dimanche, dans les familles ou au travail, l’élection alimente les conversations tout comme sur les forums du net. En règle générale, le choix est déjà fait et c’est ce qui ressort des sondages où le taux d’indécis est très faible. Pour les Sarkophiles, on critique férocement l’intervention télévisée de Ségolène Royal dimanche soir (« trop crispée », « sans énergie ») en se demandant ce que ça donnera lors des grands rassemblements internationaux où elle devra porter la voix de la France. Pour les « Ségophiles », on se contente de faire circuler le manifeste rédigé par l’hebdomadaire « Marianne » intitulé « Le Vrai Sarkozy » (Marianne) dont la conclusion (« Nous voudrions simplement qu’on se souvienne plus tard - quitte, ensuite, à nous en demander compte - que nous avons écrit qu’il représente pour la conception que nous nous faisons de la démocratie et de la République un formidable danger ») révèle la tonalité de cet écrit.

Le débat d’ici le 6 mai se poursuivre, la course au Bayrou également. Il va être intéressant d’observer ce manège sans ménage en espérant qu’on ne tourne pas le citoyen en bourrique ! La France du 23 avril n’est pas différente de celle du 21 avril. Il y aura peut-être une autre France le 6 mai ou le 17 juin, date du second tour des législatives pouvant donner ou non une majorité au nouveau Président(e)... Affaires à suivre

par Vincent Trinquat

Imprimer l'article Enregistrer cet article au format PDF Envoyer l'article à un ami Agrandir le texte Réduire le texte Voter pour cet article Partager cet article



Forum


PUBLICITE

  • Présidentielle 2007 : La France de l’après 22 avril
    25 avril 2007, par Andre

    on dit toujours Sarko un danger, mais a t on oublié deja les bourdes de sego dans cette campagne , les erreurs grossieres sur la politique etrangere dans un monde toujours plus dangeureux. Mariane et son chef etant depuis des annees de gauche qu en attendre ? va t on lire aussi Minute sur Sego ? De Gaulle a toute sa vie du se battre contre cette rumeur de dictateur. Un vieux mythe francais envers la Droite. La Verite est : voulons nous une France dynamique qui s ouvre sur le Monde moderne qui valorise le travail et ne defende pas toujours les voleurs, ou une France seule à etendre les 35 heures en Europe, assistant toujours plus par plus d’impots, laissant partir les travailleurs à l etranger. Voila la vraie question, le reste n est que Litterature electoraliste

PUBLICITE



Réalisé par Azur Pole Media | V3 par Vincent Marty

Mentions légales | Conditions d'utilisations | Qui sommes nous?

Espace Presse | Flux RSS | Plan du site | Contact

© 2008 / Tous droits réservés.

DESSIN DE LA SEMAINE
EDITO DE LA SEMAINE
PUBLIICITE
VIDEO DE LA SEMAINE
RUBRIQUES
PUBLICITE

PARTENAIRES
AUJOURD'HUI
08 Septembre 2008
Ajouter NP sur : Ajouter sur Netvibes Ajouter sur Wikio.fr
RUBRIQUE
Présidentielles 2007 : Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy. A vous de choisir !
Les jeunes de l’UMP attendent Nicolas Sarkozy
REACTIONS
RSA : le petit coup bas aux ménages "moyens"
Nice : Un nouveau parc-relais pour Saint-Augustin
PHOTOS
Vidéo et photos : Tonya Kissinger défile sous le soleil
Rugby : Grasse-Nice, pas de vainqueurs pour le derby
VIDEOS
La plage pour tous à Nice grâce au Tiralo
L’UMP reste mobilisé dans les Alpes-Maritimes.
PUB