Le Cercle Wagner évoque le compositeur sicilien Vincenzo Bellini

Alors que le ciel tirait son rideau de nuées grises sur le soleil, le Cercle Richard Wagner Rive Droite donnait à l’Opéra de Nice une conférence sur le compositeur Vincenzo Bellini né à Catane en Sicile en 1801 et mort à Paris dans une villa de Puteaux en 1835.

Il ne faut pas le confondre avec un autre Bellini, peintre Vénitien du XV° siècle. Le conférencier tout en illustrant son propos d’extraits d’opéras du compositeur, nous montra la personnalité de Bellini, un caractère loin de l’âme italienne. Vincenzo Bellini est surtout imprégné de mélancolie, de romantisme et les lieux de ses opéras se trouvent en général dans le nord de l’Europe.

Sa famille est déjà musicienne, son père est maître de chapelle à Catane où il nait en 1801, étant l’aîné de six enfants. Il démontre un talent précoce en composant alors qu’il a à peine sept ans. Le jeune Vincenzo se retrouve en 1819 à Naples où il étudie au conservatoire. Son premier opéra obtient le succès à San Carlo, Bianca et Germondo en 1825-1826.

Puis ce sont successivement Milan et la Scala où il présente la Norma, puis Paris en 1833 où il décédera deux ans plus tard.

Le conférencier soulignait la rareté des opéras de Bellini au répertoire niçois. En presque un siècle entre 1887 et 1970, Bellini n’a jamais été à l’affiche. Cette carence s’expliquant par la difficulté d’interpréter Bellini. Les voix ne doivent pas seulement être parfaites, elles doivent être excellentes, risque que certaines divas n’osent relever.

Bellini intime nous est connu grâce à sa correspondance avec son ami et condisciple Francesco Florimo. Le Pirate créé en 1827 est une œuvre à part. C’est en effet le seul opéra de Bellini où apparaît la trilogie classique : Soprano, Ténor, Baryton. Le conférencier concluait sa conférence par la Norma et ses grandes interprètes dont on ne pouvait, bien entendu, éviter d’évoquer Maria Callas et son inoubliable interprétation, cela fait déjà plus de soixante ans.

Alors la question : Bellini méconnu ? Inconnu ? Ce n’était plus très vrai après cet exposé brillant et richement détaillé sur un homme dont la vie fut hélas trop brève.

Combien d’autres opéras aurait-il écrit s’il avait vécu comme un Verdi l’automne d’une vie humaine ? Voilà la question finale et bien sûr sans réponse.

Thierry Jan

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