Les étudiants STAPS présentent leur doléances et veulent des réponses !

La filière universitaire des sciences et techniques des activités physiques et sportives est massivement touchée par le tirage au sort. Lors de cette rentrée, 10 000 candidats auraient été écartés. Pour réclamer un meilleur accueil des étudiants en sciences et techniques des activités sportives (Staps), hier, environ 6 000 personnes ont manifesté ou se sont rassemblées dans toute la France, selon l’Association nationale des étudiants en Staps (Anestaps)*, affiliée à la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), qui organisait cette journée d’action. L’Anestaps demande davantage de moyens, après que la quasi-totalité des universités a été obligée de procéder à des tirages au sort pour départager les candidats. En décomptant les élèves de terminale qui n’ont pas été reçus au bac et ceux qui ont pu préférer changer d’avis, ce sont finalement 10 000 candidats sérieux qui ont été éconduits faute de place en Staps, selon l’association. Alors qu’une rallonge de 700 millions d’euros a été annoncée pour l’enseignement supérieur dans le projet de loi de finances 2018, les représentants étudiants voudraient que les 10 000 candidats éconduits puissent bénéficier d’une inscription l’an prochain. Pour l’accès aux métiers du sport, la filière Staps est notamment en concurrence avec le brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, diplôme de niveau bac préparé en alternance. Les actions qui ont été mises en places sur l’UFR STAPS de Nice ont été diverses. Il y eu des interventions dans les amphithéâtres afin de sensibiliser les étudiants sur la situation en France et leur faire prendre conscience de la chance qu’ils possèdent, en comparaison avec d’autres villes où des étudiants n’ont pas la chance de pouvoir être assis sur une chaise en amphithéâtre ou n’ont même pas accès à la formation de leur choix. Les étudiants ont également illustré de manière ludique l’accès à l’université par tirage au sort ou encore la selection en master. Le dossier doit être repris en main par les autorités ministérielles et des réponses devront être données aux instances des étudiants.

Raphael Fernandes ( Initiative Staps Nice) s’explique :’De plus, d’autres problèmes en lien avec la lisibilité des formations dans les métiers du champ du sport et le manque de budget dans nos UFR, ne permettent pas d’assurer des conditions d’études décentes dans les UFR STAPS, allant jusqu’à contraindre les étudiant.e.s à suivre les cours dans les escaliers par endroit’.

* cette association regroupe 62000 inscrits

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