Une association porte le projet pour l’inscription de la cuisine niçoise au « Patrimoine Culturel Immatériel Mondial de l’Humanité »".

La nouvelle de ces derniers jours et semaines qu'un "collectif de la cuisine niçoise" a l'intention d'entreprendre des initiatives en sa tutelle , a ravivé la mémoire à d'autres défenseurs et promoteurs à la fois de ce patrimoine culturel. Par un communiqué l'association pour l'inscription de la cuisine niçoise au Patrimoine Culturel Immatériel Mondial de l'Humanité à l'Unesco rappelle qu'elle a été crée depuis décembre 2017.*

L’objet de cette association est de préparer et promouvoir un dossier d’inscription de la cuisine niçoise au patrimoine culturel immatériel de l’humanité à l’Unesco. La richesse, la longue histoire et la vitalité de la "couhina nissarda" l’inscrivent naturellement dans ce patrimoine- affirment les promoteurs.

Leur objectif est déclaré : "Au-delà de cette inscription, nous valoriserons et ferons connaitre cette cuisine, la seule en France permettant d’offrir un véritable repas complet, des entrées aux desserts".

Les premières actions ont déjà été prise ou sont en cours :

- Une page Face book est dédiée à ce sujet et a déjà plus de 2000 mentions « j’aime » Elle donnera chaque mois une recette niçoise « référence » https://www.facebook.com/cuisine.nicoise.patrimoine.humanite/

- Un ouvrage sur les 200 recettes « références » (incluant les recettes proposées pour que les restaurateurs puissent obtenir le label « cuisine niçoise » de l’Office du Tourisme de Nice) sortira en mai.

- Deux étudiantes d’Agro sup ont choisi ce sujet pour leur mémoire de Master 2 en relation avec notre Association.

Mais l’action est déjà bien avancée : rendez-vous est pris le 17 mai avec le ministère de la Culture chargé des relations avec l’Unesco.

Les associés veulent que leur démarche s’inscrive dans un cadre réellement culturel : "La cuisine niçoise fait partie de notre identité et de notre âme au même titre que l’histoire, la géographie, ou la langue niçoise. Notre association se veut être outil pour la faire connaître, l’aimer, la transmettre et pour devenir tolérant en découvrant ce qu’on ignore. Notre association est un outil pour tous, pour écouter le passé et l’avenir, pour former à notre cuisi

Bouòn, li a aquelu qu fan, e li a aquelu qu barjacon ! (Certains font, d’autres bavassent). Alors, au travail !

Petit lexique de la cuisine niçoise

Héritière de la cuisine romaine plus que de la cuisine gauloise, elle possède une tradition millénaire et a su s’adapter sur une base stable et ancienne.

Cuisine de pays pauvre, elle est simple, mais pas simpliste ; traditionnelle, mais évolutive et inventive ; avec le respect du produit du terroir ; inventée pour être partagée.

Ni française ni italienne, elle est « mescla » (confluence) tout autant que « mesclun » (mélange). Cuisine d’un territoire magnifique et tourmenté qui allie la rudesse de la montagne à la douceur de la mer, elle ne cesse d’inspirer les chefs et de séduire les gourmets.

Enfin, par sa richesse et son adaptation aux saisons, au-delà de quelques recettes emblématiques parfois massacrées, elle permet tout au long de l’année de préparer des repas « niçois » complets, des entrées au dessert. Sa longue histoire et sa vitalité l’inscrivent naturellement dans le patrimoine culturel immatériel mondial de l’humanité.

Une cuisine intégrée à une identité niçoise forte. Elle synthétise un art de vivre séculaire qui conserve toute ses vertus de recréation et le goût du partage au-delà des frontières.

*Le Conseil d’administration comprend des cuisiniers, des auteurs et historiens de Nice et de sa cuisine, ainsi que des membres du Comité technique d’attribution du label Cuisine niçoise. Laurence DUPERTHUY, Alex BENVENUTO, M. et Mme Jean STRAMIGIOLI, Pierre BELLEUDY, Franck BERMOND, Bernard HENOU.

L’association est ouverte à toutes les bonnes volontés : "De nombreux membres d’honneur nous ont déjà rejoints, depuis le proviseur du Lycée hôtelier ou celui de l’Office du Tourisme de Nice jusqu’à la revue Lou Sourgentin qui transmet des recettes depuis ... 43 ans"

**la pissaladière, la salade niçoise, le pan bagnat, les beignets de fleurs de courgettes ou d’artichauts, le mesclun, la soupe au pistou, la trucha (omelette de blettes), les pates au pistou, les gnocchis, les raviolis, les panisses, la ratatouille, la bagna cauda, le gratin de courge, le lapin à la niçoise, la poche de veau farcie, li caieta, la daube ou les tripes à la niçoise, la poutine, le tian de morue aux poireaux, le stockfisch, les sardines ou les encornets farcis, les merda de can, les petits farcis, la tourte de blette, les pêches farcis, les panisses au sucre, la tourte de fèves, la tourte au miel et aux noix, les ganses , ... pour ne citer qu’eux, ce sont plus de deux cents recettes authentiques qui font vivre cette cuisine au rythme des saisons.

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