Nux Vomica de Nice à Bastia

« Les Musicales de Bastia » qui se dérouleront du 5 au 9 octobre aura au menu : rock, chanson, musique du monde, musique baroque, musique actuelle, polyphonie. Les convives auront le choix cette année ! Victoria Abril les mènera sur les rythmes endiablés de la bossa nova tout en côtoyant le jazz. Et « Si c'est si bon comme ça » c'est parce que vous aurez également RDV avec Sinclair, le Monsieur funky de la chanson française. Vous serez certainement « un Homme heureux » en écoutant William Sheller accompagné du quatuor Stevens. D'autres têtes d'affiche et talents vous attendent pendant ces 4 jours. Au total, une quinzaine de concert vous offrira convivialité, surprise et dépaysement dans les lieux de spectacles et dans les rues de l'île de beauté.

Vendredi dernier, la Fnac de Nice nous a concocté un avant goût de ce 18e festival aux saveurs d’automne. A cette occasion, les niçois et les niçoises ont pu déguster des produits corses en se laissant porter par les rythmes musicaux de Nux Vomica.

Nice-Première est allé à la rencontre de ce groupe niçois bien sympathique. Louis Pastorelli, Vincent Calassi et Maurice Maubert, 3 membres de Nux Vomica, ont accepté de répondre à quelques questions.

- Nice-Première : Le 8 octobre, vous participerez au 18e festival des musicales de Bastia, pourquoi avez-vous accepté de faire ce concert sur l’île de beauté ?

Vincent Calassi : On y est déjà allé une fois. Ce qui nous pousse à faire ce concert c’est que celui qui l’organise, Raoul, on le connaît bien. Il nous a fait confiance, il a compris le message qu’on essaie de faire passer. En Corse, on y a déjà joué 5 fois et chaque fois on est bien accueilli. On y rencontre que des gens aimables, sympathiques et compréhensifs. Ca s’est toujours bien passé.

Louis Pastorelli : Je parle en mon nom personnel. Je suis content d’aller en Corse parce que en Corse on peut voir aussi ce que nous, on a perdu ici. Et en général, on est toujours très bien accueilli. C’est des gens qui savent vivre et qui ont un sens de l’hospitalité. Ca me fait plaisir d’aller là bas de rencontrer ces personnes et de savoir ce qu’ils pensent en dehors de ce qu’on peut rencontrer à la télévision et dans les média. J’ai l’impression d’être en Méditerranée.

- N-P : Comment est né Nux Vomica ?

L.P. : Au départ c’était un groupe d’intervention picturale c’est-à-dire que un groupe d’affichage sauvage. Dans les années 89, on faisait des affichages sur la ville puisqu’on n’avait pas d’espace pour montrer notre travail. Donc on avait fait un groupe et on collait dans toutes les galeries. C’est de cette dynamique qu’est né Nux Vomica.
On avait un atelier à St Roch. A St Roch, on a crée le Carnaval et du Carnaval est né la musique.
Nux Vomica, au départ c’était plus une idée de faire les choses qu’un groupe de personnes. C’était une réflexion, une position par rapport à l’endroit où l’on vivait à Nice.

V.C. : Oui au début on était une quinzaine d’artistes, de peintres et de sculpteurs. D’ailleurs en peinture, on existe toujours. On fait toujours des expositions en groupe ou individuel

Maurice Maubert : On fait aussi des spectacles de théâtre. On est parti en Hollande, en Suisse, en Italie mais on n’est pas encore allé à l’extérieur de l’Europe. On fonctionne, on fait beaucoup de choses parallèles comme des spectacles de marionnettes par exemple. Aujourd’hui on a fait une version acoustique c’est une formule différente et ça, ça permet d’avoir plusieurs couleurs pour avoir des nuances.

- N-P : Que veut dire Nux Vomica ?

M.M. : Ce nom a un lien avec la petite nissardeta, la première, Pernelle qui a aujourd’hui 16 ans. A l’époque quand on cherchait un nom pour notre groupe, elle prenait ce médicament. Et comme c’était un nom latin et qui sonnait bien alors on a choisi ce nom pour notre groupe. Et puis en plus c’est homéopathique, c’est bien.

- N-P : Cette année la Star Academy a ouvert ses portes à Pascal, un chanteur qui a fait des représentation dans les pubs du Vieux Nice, Que représente pour vous cette émission de télé-réalité ?

M.M. : RIEN

V.C. : Pour moi c’est une émission de télé-réalité

L.P. : Ecoute, j’ai pas la télé. J’en entends parler au bar mais c’est tout. Si ça te plaît pas, éteins la télé !!!

- N-P :« Carnevale Nissart », 1er album - « Nissa independenta », 2e album. Quelle est la couleur de votre troisième album « Nissa Pernambuco » ?

L.P. : Voyage. A partir de la tradition, de l’apprentissage du niçois montrer qu’on peut découvrir le monde. On entend parler niçois puisqu’on est ici mais partout où on est, en partant du local, on peut aussi découvrir le monde. Je suis allé à la rencontre de musicien de la région du nord est du Brésil au Pernambuco. Là il y a des tradition, des fanfares qui rappellent un peu ce qu’il y a ici. C’est la méditerranée qui a voyagé, qui s’est mélangée avec l’Afrique, les indiens. Leur folklore est proche de celui qu’on rencontre dans l’arrière pays. En allant là bas ? Ca nous ramène à soi dans le bon sens du terme.

M.M. : Quand on s’écoute, on se parle on se comprend. Ce qu’on fait nous, c’est assez proche de ce qu’ils font. Il y a une certaine similitude. La couleur de cet album est brésilienne. Le Brésil a apporté ça touche aérienne méditerranéenne.

- N-P :Votre groupe existe depuis plus de 15 ans, aujourd’hui quel est le rêve de Nux vomica ? Est-ce que c’est le même « moteur » qu’à vos débuts qui vous « fait rouler » ?

M.M. : Avoir une voile pour moins ramer ! Le rêve : Pouvoir échanger. Pouvoir faire ce qu’on veut faire, d’avoir les moyens de le faire et de continuer à vivre de notre passion. Partager.

L.P. : Le temps passe. On évolue, on change mais ce qui reste de tout ça c’est l’amitié entre nous qui fait durer le groupe depuis autant de temps et ensuite il se transforme au gré des rencontres et au gré des moments.

- N-P : Si vous aviez un message à faire passer aux internautes de Nice-Première, quel serait il ?

M.M. : Débranchez votre ordinateur et sortez dans la rue. Ne débranchez pas tout le temps votre ordinateur, je ne suis pas anti-ordi mais ne restez pas trop longtemps devant.

V.C. : Oui, vous pouvez le laisser brancher mais il faut que vous sortiez.

L.P. Faites des choses là où vous êtes. Pensez à faire la fête !

- N-P :" Je sais c’est difficile" Mais qu’est ce qui est difficile pour vous ?

V.C. : La vie.

M.M. : La société des hommes.

L.P. : Ecoutez la chanson.

- N-P : "St Roch" c’est quoi ?

V.C. : Notre quartier.

M.M. et L.P. : Le Quartier où je vis.

- N-P : Que représente pour vous le "Carnevale Nissart" ?

V.C. : Je ne connais que le carnavale de St Roch.

M.M. : Une fête populaire que chacun peut faire ou organiser sans rien demander à personne, sans passer par les institutions.

L.P. :Carnaval indépendant.

- N-P : Comment est la "Nissardeta" ?

V.C. et M.M. : Heureuse.

L.P. : Elle s’en va en marchant.

- N-P : "Viva" qui ?

V.C. et M.M. : La Vida.

L.P. : L’Allegria

Site des Nux vomica : http://www.nuxvomica-nissa.com/

Programme "Les Musicales de Bastia" :

http://perso.wanadoo.fr/musicales/

Audrey Bollaro

Partager

à propos de l'auteur

Jane Doe

Aucune information sur l'auteur.

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message