Au TNN : Fuocoammare tend la main à Esperanza ou c’est viceversa ?

Dans le cadre de la présentation de la pièce : Esperanza à l’affiche du théâtre national de Nice, le film Fuocoammare par-delà Lampedusa était projeté. La pièce de théâtre d’Aziz Chouaki : Esperanza est d’une certaine façon la suite de ce film magnifique et le titre est tout un programme, pourvu que les bons samaritains soient plus nombreux que les prêtres et les lévites. Une pièce à l’affiche au théâtre national de Nice jusqu’au 12 mars.

Ce documentaire de Gianfranco Rosi ours d’or à la Berlinale de 2016 traite du drame des naufragés de l’île de Lampedusa. Ces milliers de migrants fuyants les guerres et les famines dans des embarcations de fortunes où ils trouvent bien souvent la mort. Cet exode de populations est un drame poignant qui se joue aux portes de l’Occident.

Le film nous décrit la vie d’une famille de pêcheurs italienne ; le fils Samuele comme tous les petits campagnards s’amuse à dénicher les oiseaux, son père prépare les palanques et la grand-mère évoque le passé. Pendant ce temps, un drame humain se déroule en mer, les gardes côtes portent assistance à ces nouveaux boat-peoples. La marine italienne les recueille.

La famille de Samuele ne prend pas conscience du drame se jouant en mer et sur son île. Personne ne parle de cet exode humain, pudeur ou indifférence ? Le film se déroule entre deux histoires, alternant Samuele sa famille et les naufragés sauvés par la marine italienne. Cet aller-retour entre le drame et la vie d’une famille permet de prendre mieux conscience de la situation de ces migrants. On voit une famille, sa maison et sa vie quotidienne ; puis on nous montre des hommes, des femmes et des enfants mélangés sur un frêle esquif, ils n’ont pas d’intimité, pas de maison et encore moins de foyer, le contraste entre les deux situations favorise la prise de conscience.

Ce film est émouvant, le titre Fuocoammare peut se traduire par Feux amer de la mer. Soyons surtout solidaire du sort de ces malheureuses victimes des guerres, du racisme, du fanatisme et de la misère. Devant ce drame humain ne soyons pas contre, ni pour, mais avec ces migrants, c’est un devoir de charité, de solidarité et d’humanité.

Thierry Jan

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