Le temps des balades : CIPIÈRES

CIPIÈRES

Situé dans la vallée du Loup, dominé par le massif du Cheiron, Cipières fut : avec la culture du blé, des pois chiches et des lentilles, le grenier de Grasse.

Cette culture se faisait essentiellement en terrasse. L’apiculture et les plantations de lavandes sont de nos jours les principales activités agricoles. Le nom de Cipières provient d’une borne milliaire romaine : Cippus, le village devait certainement être une étape sur une voie romaine remontant la vallée du Loup.

Au XI° siècle des documents évoquent le domun ou domaine de Cipeiras. En 1158 l’Ecclésia de Ciperis est mentionnée, en 1294 c’est le castrum de Cipiéra. Le fief appartint successivement à la maison de Grasse, aux Agoult, en 1510 le comte de Tende René de Savoie acquiert Cipières.

Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1646, Bouthilliers de Chavigny devient seigneur de Cipières. Le fief est élevé en marquisat. Le dernier propriétaire en fut le marquis de Panisse-Passis de Villeneuve Loubet. Le château fut vendu à des particuliers en 1851.

Si on comptait 1033 habitants en 1765, on en dénombre un peu plus de 200 aujourd’hui. Les nombreuses bories, une centaine éparse sur le territoire communal donne à Cipières une petite touche de la Provence occidentale. Les ruelles, les vieilles maisons et les linteaux de portes sont autant de chapitres de l’histoire et du passé de ce village.

L’église Saint-Mayeul est mentionnée dès le XII° siècle, elle a été reconstruite en 1527. Elle renferme une relique, le bras de saint Mayeul. Ce saint fut un moine Bénédictin prêchant les croisades. La chapelle Saint-Claude achevée entre 1629 et 1646 est l’écrin d’une copie de Rubens : une descente de croix.

La devise de Cipières : Sameno Culiras : Qui sème cueillera, correspond bien à ce bourg où les habitants ont de tous temps lutté pour rendre féconde une terre ingrate.

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Jane Doe

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