Tram : les riverains de Victor Hugo réclament plus de transparence . C’est trop demander ?

Quand la transparence fait défaut et au lieu d'expliquer on essaye de dépister ( " rien nous dit que l'affaissement du sol vient des travaux du tram"- affirme le président de la Métropole) , peut-on s'étonner que les gens s'interrogent, doutent , voir ne croient pas à ce que on leur dit ?

Ils étaient une cinquantaine de riverains réunis aujourd’hui autour des élus d’opposition Dominique Boy Mottard, Marc Concas, Patrick Allemand, Benoît Kandel, Guillaume Aral et du géologue niçois Eric Gilli et de Marie Luz Hernandez Nicaise, ex-élue, réunis dans un café du boulevard Victor Hugo pour essayer de comprendre ce qu’il se passe, si l’affaissement du seuil et les fissures par ci et par là sont des simples accidents mineurs dans un chantier de cette taille ou les prémonitions de quelque chose de bien plus grave.

Et ce malgré les conseils de la gazette locale de prendre exemple de Rennes où la construction de tramway a posé bien plus de problèmes, nous dit-on, mais les gens affichent une sereine quiétude ! Ah, sacrés bretons !

Les doutes restent et les riverains paniquent un peu entre les explications hautement techniques du professeur Gilli qui, depuis le débout joue avec un certain plaisir le rôle de Cassandre et avec ses "lectio magistralis" fait passer des messages inquiétants à des propriétaires qui, vu l’âge moyenne, voudraient tout simplement vivre tranquilles et les mises en garde de la combattante présidente du collectif qui s’est toujours opposé au passage du tunnel , madame Josiane Pastorel , qui lance des "on est pas dupes" et accuse la mairie de "omerta".

Bref, il serait bien que Métropole comprenne que les point-presse mensuels complaisants avec des adjoints tout sourire ne sont pas la réponse plus adéquate.

Le directeur du projet est intervenu indirectement dans le débat dans l’après-midi en apportant des précisions utiles : "ll y a un réseau d’eau usé qui est au milieu qui visiblement est cassé, qu’on doit réparer. C’est une réparation importante qui va prendre quelques semaines".

On pouvait pas le dire avant ? C’était un secret d’ Etat ?

Pour la suite des opérations , il se montre optimiste : "Le terrain présente moins de risques à ces endroits-là."

Du côté des dégradations dans les immeubles, c’est auprès des assurances des logements ou des co-propriétés qu’il convient de faire les démarches.

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