Box-office : Red Sparrow de Francis Lawrence

La Russie est toujours aussi mystérieuse, le KGB a disparu, quoique ! Une danseuse étoile du Bolchoï victime d’un accident en pleine représentation sur la scène, doit renoncer à sa carrière. Son oncle profite de sa détresse pour l’enrôler dans les services secrets. Ce n’est plus l’URSS avec son KGB omnipotent.

Un agent est infiltré dans le haut commandement par la CIA, La danseuse va être formée au métier d’espion. On découvre les écoles spéciales, puis elle approche un agent américain, contact de la taupe. Qui est le traître ? Tout le film nous pose la question. On aura reconnu avec plaisir Charlotte Rampling dans un second rôle, pourtant essentiel.

L’échange des espions nous rappelle le mur de Berlin. Ici, en Autriche, en Hongrie les agents de l’est et de l’ouest s’affrontent violemment. Red Sparrow, le moineau, titre bien trouvé, car cette fille enrôlée dans une spirale où elle joue sa vie et manque être tuée plusieurs fois, va, c’était sa mission, livrer non la taupe, mais…..

C’est là toute la beauté de ce film de 2 heures 21. On ne voit pas le temps passer, on se retrouve à Moscou, à Vienne, à Budapest et même à Londres. En fait, la Russie a-t-elle changée, le vent de la liberté a-t-il écroulé la dictature communiste, ou a-t-elle seulement changé de nom ?

La question reste posée. Deux conceptions de la société ici s’affrontent : la liberté prônée par le monde occidental et un nationalisme fanatique (l’être humain depuis sa naissance appartient à l’Etat) Red Sparrow, un grand moment, un film captivant et prenant.

Thierry Jan

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