Cloches et clochers : la Chapelle de Bon Voyage à Nice

Construite en 1727 sur la route de Turin, selon certaines sources, il existerait une chapelle antérieure à 1727 datant de 1655. Située sur la route du sel, elle était un relais pour les voyageurs se rendant à Turin.

Cette Chapelle, fait partie de la mémoire de notre Comté. C’est ici où les voyageurs se recueillaient se mettant sous la protection de la Sainte Vierge avant d’entreprendre leur périlleux voyage vers Turin capitale des Etats de Savoie. Elle était une sorte de porte entre l’autorité où cessait l’autorité communale. Devant cette chapelle, les Consuls de Nice accueillaient les Personnalités arrivant de Turin.

La chapelle de Bon Voyage ouvrait la route du sel, celle passant par l’Escarène et Sospel, on y voyait près de 30 000 mulets passer chargés de sels à l’aller et divers denrées au retour. La chapelle primitive de 1655 dont on a une trace dans un document de 1674, fut reconstruite en 1727. A partir de 1652, l’édifice sert également de point de départ pour le pèlerinage de Laghet.

La chapelle appartint successivement : aux Comtes de Villeneuve seigneurs de Trans, au Baron Mazia Verani, au Comte Amédée d’ Acchiardi et après la révolution à J B Amicy et en dernier lieu à ses héritiers. Avec le rattachement de Nice à la France en 1860, elle perdait sa raison d’être, On n’y célébrait plus le culte depuis 1881, rouverte au culte le 30 novembre 1888. Fermée à nouveau au début du XX° siècle.

En 1928 Monseigneur Ricard bénissait l’édifice restauré où la messe désormais était assurée pour la population du quartier. Dans les années ‘60’ elle est à nouveau délaissée au profit de Notre Dame de Bon Voyage, église plus vaste pour un quartier en plein essor. Elle se dégrade, sert d’appui pour des panneaux publicitaires et va certainement disparaître sauf que…. Restaurée entre 2004 et juillet 2007.

Lors des travaux de restauration on a retrouvé le canal des Moulins (ne pas confondre avec les moulins de la plaine du Var) lequel irriguait les moulins de Riquier au début du XIX° siècle. Les travaux de restaurations permirent de retrouver les traces de la chapelle du XVII° sur laquelle fut édifiée celle du XVIII°. Un carrelage des années’30’ cachait des carreaux en terre cuite, la toiture a elle aussi été refaite.

Cette restauration a rendu à la chapelle son aspect primitif et on lui a rendu son style Baroque. La cloche est gravée des armoiries de Nice et d’une vierge.

La porte de cette chapelle est l’œuvre d’un menuisier de Tende membre de la confrérie de la saint Eloi (patron des muletiers) don de monsieur Jacques Giusto, comme un clin d’œil à l’histoire.

Thierry Jan

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