Cyril Mendjisky, un artiste de la lumière et de la vie

Il se passe toujours quelque chose à la galerie des Dominicains de Nice. En effet chaque semaine ou presque on peut y découvrir une nouvelle exposition. Nous ne parlerons pas de la Mostra qui devrait s’achever quand vous lirez ces lignes, mais de l’artiste que nous avons rencontré lors du vernissage.

Cyril Mendjisky est né à Paris en 1968. Cet artiste est à la fois peintre et sculpteur. Est-il : impressionniste, fauve ou cubiste ? Nous parlons du peintre.

Quant au sculpteur comment le classer ? Entre les lignes pures et effilées de ‘Swing’ ou de ‘l’Andalouse’ et ‘La femme au ruban bleu’ on est projeté de Giacometti à Niki de Saint Phalle. On ne peut classer ce qui est unique et Cyril est unique. Certains diront éclectique, pourquoi pas. En tout cas on a été séduit par ses réalisations et nous citerons ‘La trottinette’ ou ‘Le papet’ parmi ses nombreuses sculptures. Ces deux œuvres sont pleines de vie, animées.

On s’écarte pour laisser passer cet adolescent et sa trottinette. On a envie de s’asseoir à côté de ce papet, il a tant de choses à nous dire ! La sculpture de Cyril est réaliste, nous voulons dire vraie. Regardez ‘Ça coule de source’ le seau déborde de cette eau coulant fraiche et pure du robinet. On entend le flac- flac des gouttes débordantes du seau. ‘Le poisson chat’ saute et surfe sur les flots. Cyril serait un sculpteur de la vie, on s’approche du qualificatif de cet artiste. Voyons maintenant le peintre. La fenêtre ouverte sur un jardin, la maison irradiée de lumière et la table dressée pour le repas avec le vin nectar des Dieux. Bonnard ? Picasso ? Ou qui d’autre ?

Cyril Mendjisky nous entraîne dans son univers. ‘Les quatre saisons’ où le peintre est très à l’aise avec les couleurs. Le personnage, danseur étoile, Nijinski en vert, blanc, rouge et bleu. Cyril reprend les saisons, de la renaissance de la nature à la floraison puis l’incendie de l’automne et le sommeil de l’hiver. On entend Vivaldi et l’on voit la nature vivre et s’endormir.

L’artiste a réalisé un décor de théâtre, celui d’un ballet, de l’oiseau de feu. ‘La chaise jaune’ ensoleillée, pleine de lumière, la femme assoupie profite des rayons du soleil. On a parlé de sculpteur de la vie. On peut dire la même chose pour le peintre. Ses tableaux sont vivants, les sujets se meuvent, bougent. Même une nature morte est animée. ’Vin rouge’ collage et métal peint, on devine par la fenêtre ouverte, au loin le village illuminé de soleil et de lumière.

Cyril Mendjisky est un artiste de l’optimisme. Il sculpte la vie et peint la lumière. Avec lui la bouteille est pleine, sa Sophia est l’optimisme. Un conseil, ne manquez pas la prochaine exposition de Cyril Mendjisky. Vous serez réconcilié avec vous-même et ferez votre cette maxime : « Ne te soucis pas du lendemain, à chaque jour suffit sa peine »

Thierry Jan

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