L’opérette revient à Nice pour son 15è festival

Cette 15° édition du festival d’opérette, comme les précédentes, est prometteuse. Maître André Chauvet, conseiller municipal délégué à l'Opéra, donnait une belle image de l’opérette : « L’opérette c’est la fête ! »

Attention de ne pas prendre son propos au sens péjoratif et réducteur, la fête ici, signifiant l’exubérance et la gaieté. Les intervenants, tous passionnés d’art lyrique donnaient les uns et les autres des définitions enthousiastes de l’opérette.

Le directeur de l’opéra de Nice évoquait Camille saint Saëns : « L’opérette est la fille de l’opéra. » L’opérette éclate de couleurs, de costumes et de décors. Le chant et l’élocution (on parle dans une opérette) sont tout aussi exigeants que dans un opéra. L’opérette était à la fin du XX° siècle le spectacle réservé aux fêtes de fin d’année.

Cet art lyrique, appelé aussi opéra-comique, est une approche idéale pour faire découvrir au jeune public l’opéra et lui permettre d’entrer à l’opéra et de poursuivre cette découverte merveilleuse de la scène lyrique.

Melcha Coder, qu’on ne présente plus tant son nom est lié à ce festival, son festival, nous présentait les œuvres présentées cette année. Le Chanteur de Mexico à la fois évocation historique de la révolution mexicaine et hommage à Luis Mariano créateur du rôle de Vincent. Une œuvre magistrale avec 380 costumes.

Selon Macha Coder, le spectacle nous réserve une belle surprise avec Cricri dont le rôle est tenu par une jeune artiste Julie Morgane, une nouvelle Arletty, dira-t-elle atmosphère ? Nous avons rencontré une autre jeune voix, Reine Marie Koch fait ses débuts sur la scène niçoise, une voix cristalline dont on est certain de la retrouver dans d’autres productions lyriques.

Y a-t-il des différences entre l’opérette et la comédie musicale ? En tous cas, elles ne doivent pas être importantes. Hello Dolly, une évocation de Broadway, l’Amérique, celle qui séduit, Gene Kelly n’est pas très loin.

Puis, comme toutes les belles choses ont une fin, un festival tire lui aussi son révérence.

C’est sur le Danube avec les airs viennois que le 8 octobre, le 15° festival d’opérettes s’achèvera, laissant tomber le lourd rideau de velours rouge, non pour un adieu, mais pour un au revoir avec de nouvelles surprises pour 2017. Les voix féminines seront le mercredi 12 octobre à l’honneur au centre universitaire méditerranéen.

Une conférence concert animée par de jeunes voix, futures divas, une belle conclusion de ce festival devenu depuis quinze ans un incontournable rendez-vous pour les amoureux de l’art lyrique.

Thierry Jan

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