Le printemps de la Villa Arson

Cette année 2014 est, dans le même temps, le centenaire du début de la première guerre mondiale et le printemps 2014 de la villa Arson, va rendre, d’une certaine façon, un hommage à ce conflit.

Cette exposition se décline en trois actes. Le premier est une évocation d’un éducateur Allemand (1782-1852) Fröbel Fröbeled imagina en 1837 un jardin d’enfants en s’inspirant des théories de Jean Jacques Rousseau.

Aurélien Froment nous montre ces jouets en bois, un bois qui sent fort la résine et qui permet aux enfants de s’exprimer et de développer leur imagination et leur créativité. De vrais jouets en quelques sortes. D’un rien on arrive à un tout et l’on découvre ce pédagogue. On songera, avec raison, qu’il serait peut-être opportun d’offrir à nos gamins ce genre de jouets plutôt que ces gadgets électroniques sans rêve et sans imagination et perclus de violences.

La violence ? Voilà un terme qui nous permet d’en arriver à l’acte deux, là où justement la Villa Arson rend un hommage à cette guerre déclenchée voilà un siècle. Comment faire raconter les guerres par un grand père mort ? Jean Yves Jouannais pose la question et y répond. Il nous propose de feuilleter son album de photos, de souvenirs et de lettres, tout ce qui provient de cet aïeul.

L’encyclopédie des guerres est un album, un livre, un manuscrit. Il y a des dessins, des cartes et ce grand père apparaissant pour nous conter, nous raconter sa guerre, la nuance est importante. Jean Yves Jouannais propose également des conférences dans le cadre de son exposition, ce jusqu’au 9 juin. La dernière partie :

Des récits ordinaires, est assez originale. Grégory Castéra, Yaël Kreplak et Francis Leibovici ont regroupé des récits, des dialogues et des conversations. Des gens discutent entre eux et on les enregistre. Le public devient ainsi un peu indiscret et les écoute. Des bouts de tissus où sont imprimées, des mots et des brides de phrases de ces conversations, parfois sans aucun sens, des fois révélatrices et vous serez peut-être surpris par leur contenu. Des diagrammes, des cibles, on songe à ce jeu : le spirographe, permettent de mieux comprendre et de s’intégrer dans la conversation. On a commencé notre visite avec des jouets, on la termine par un jeu.

L’enfant est devenu adolescent, entre temps il a été un homme marqué par la guerre et cette recherche du jeu, lui rend quelque part, un peu son âme.

Thierry Jan

Partager

à propos de l'auteur

Jane Doe

Aucune information sur l'auteur.

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message