Les Combas de Lambert au Musée de Vence

Robert Combas est né le 25 mai 1957 à Lyon. Il passe son enfance et son adolescence à Sète. Depuis 1981 il vit à Paris. Il est âgé de 22 ans quand il commence à travers la revue BATO à produire son œuvre, revue éphémère, seuls quatre numéro paraîtront, s’ensuit le groupe de rock LES DÉMODÉS.

C’est à Saint Etienne en 1980 que Robert Combas est diplômé de l’école des beaux-arts, après avoir fréquenté les écoles de Sète et de Montpellier. Un des membres du jury stéphanois Bernard Ceysson le remarque et lui permet de participer à sa première exposition au musée d’art moderne de Saint Etienne. L’année suivante il expose chez Ben, lequel défini son travail : ‘Figuration libre’.

C’est en 1982 que Combas collabore avec le marchand d’art Yvon Lambert, cette collaboration va durer plus de dix ans. C’est d’ailleurs le sens du titre de l’exposition vençoise. En 1984 parait le premier catalogue de l’artiste COMBAS 1984.

Dès lors Combas multiplie les expositions dans le monde entier et dans les plus prestigieuses galeries. L’artiste défini son travail par la recherche de la nouveauté, essayer de faire du nouveau. L’exposition du musée de Vence en est la preuve, s’il en fallait une. Son œuvre très riche, souvent violente, fouillée et très colorée ; tout l’espace de la toile est occupé, il n’y a plus un seul espace vide. Elle semble trop petite, trop étroite pour contenir tout ce qu’a voulu dire l’artiste.

Au premier regard elle semblera lourde. Pour bien comprendre et saisir Combas, il faut décomposer le tableau, en analyser chaque éléments, pas vraiment regarder, mais plutôt sentir, ressentir, penser. Il faut se laisser emmener par Robert Combas dans son univers, son monde à lui, celui de l’artiste, monde irréel et réel. Il dépasse la réalité et stimule les fibres les plus intimes de notre âme. Combas est un artiste très prolifique, il se ‘détruit’ pour produire. L’alcool et les produits stupéfiants sont sa fée verte.

Les œuvres exposées à Vence couvrent la période 1978-1993. Robert Combas se définissait comme un dandy lors d’une interview en 1982. Dandy dans son originalité et la nouveauté de ses tableaux, dandy au sens noble du mot. Il réinvente l’écriture et les symboles.

On admire un tableau, chez Combas il faut aussi le lire. Les œuvres exposées sont très éclectiques dans leur thématique : il y a la guerre, ici dénoncée dans sa violence, il y a les hommages aux amis, aux artistes : Maïté et Matisse, Brassens et la série des saints dont un saint Lambert, saint patron de Vence.

Entre l’histoire, la mythologie Combas va et vient avec aisance, la guerre de Troie est là, on la vit. L’exposition s’achève comme de coutume avec la chapelle des pénitents Blancs où d’autres toiles évoquent la guerre et surtout ce magnifique arbre, hommage à Brassens et ses chansons.

Pour bien comprendre Robert Combas, il faut connaître la clé et comme dans les rébus, elle est devant nos yeux, il suffit de regarder.

Thierry Jan

Robert Combas au musée de Vence, jusqu’au 13 novembre.

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