"Les combats de la mémoire de Beate et Serge Klarsfeld" au Musée Masséna

Après le Mémorial de la Shoah à Paris ( 7 décembre 2017- 29 avril 2018) , l'exposition "Beate et Serge Klarsfeld, les combats de la mémoire (1968-1978) est accueillie au Musée Masséna jusqu'au 27 janvier 2019. Elle a été inaugurée hier soir par le maire de Nice Christian Estrosi, en présence des époux Klarsfeld et de leur fils Arno , des autorités de la communauté juive et d'un public nombreux. Introduit par Christian Estrosi et par Jacques Fredj , directeur du Mémorial de la Shoah, Serge Klarsfeld a retracé l'origine de son attachement à Nice, où il a vécu pendant la guerre avec ses parents et sa soeur avant l'arrestation de son père par la Gestapo en 1943 - lui ayant réussi à s'échapper.

Connus par le grand public comme les "chasseurs des nazis" - leur activité permit de démasquer des dirigeants du IIIè Reich qui s’étaient éclipsés après la fin de la Guerre , entr’autres de retrouver et condamner Klaus Barbie- le parcours de Beate et Serge Klarsfeld a été en faveur des victimes de la Shoah et de la connaissance historique, contre l’impunité d’anciens responsables de la Solution finale et contre l’antisémitisme.

Grâce à eux, la décennie 1968-1978 marque un tournant important dans l’évolution de la mémoire de la Shoah en Europe et dans le monde, celui du regard sur le nazisme et le génocide des Juifs en Allemagne et en France. Leur engagement fut à l’origine de la reconnaissance par le président Chirac de la responsabilité de la France dans la rafle et la déportation des juifs français dans le camps de concentration et de la mort.

Après la publication de leurs mémoires en 2015, l’histoire et les motivations des engagements de Beate et Serge Klarsfeld sont restituées par l’exposition grâce à de nombreux documents et objets inédits, rejoignant celles de toute une génération dont ils deviennent les symboles.

La vie de Beate et Serge Klarsfeld s’est construite autour de luttes au service de la mémoire des victimes de la Shoah.

Leur héritage est considérable, sa postérité toujours à défendre, partout.

« Il faudra toujours défendre le souvenir de la Shoah, et en empêcher le renouvellement sous quelque forme que ce soit en défendant les valeurs d’une véritable démocratie politique et sociale et en essayant de l’étendre aux limites de notre planète. »- ont écrit Beate et Serge Klarsfeld, dans leurs Mémoires.

Le 30 septembre 1943, le père de Serge Klarsfeld est arrêté par la Gestapo au 15 de la rue d’Italie. Une plaque y sera prochainement posée-a annoncé le maire de Nice

*Nikolaus Barbie dit Klaus Barbie, mort en prison à Lyon le 25 septembre 1991, est un criminel de guerre allemand, officier SS sous le régime nazi.

Il a été le chef de la section IV (SIPO-SD) dans les services de la police de sûreté allemande basée à Lyon, durant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie.

Surnommé « le boucher de Lyon », en fuite durant plus de 40 ans, il a finalement été extradé de Bolivie vers la France où il a été condamné à perpétuité pour crime contre l’humanité à Lyon en 1987 .

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