Café littéraire : L’arracheuse de dents de Franz-Olivier Giesbert

En cet an de grâce 1876 j’ai quatre-vingt-dix-neuf ans ! Ainsi commence ce roman. La vie d’une femme dont l’histoire épouse sa destinée. Sachez simplement qu’elle va fréquenter les acteurs principaux de l’histoire, tant en France qu’aux Etats-Unis.

Elle va connaître et fréquenter Robespierre, Fouché, Napoléon et en Amérique : Grant, Lee, Sherman et bien d’autres héros. Elle nous conte sa vie, décrit les personnages dont certains sont plutôt malsains, contrairement à leur réputation forgée par les historiens. Elle n’est pas historienne, elle va à contre-courant des ‘vérités’ bien établies.

Elle va tuer pour se défendre, se venger, va traverser l’Atlantique d’abord comme négrière puis tomber amoureuse d’un noir. Sa vie est une boule de billard qui passe son temps à jouer la bande. Dévoreuse d’hommes ? Lucille Bradsock l’avoue, elle ne s’en cache pas. Féministe avant l’heure, elle défend les indiens massacrés par les blancs, anticolonialiste, elle ne veut que la justice.

Franz Olivier Giesbert nous amène à revisiter ce XIX° siècle dont l’histoire, du moins celle vécue par son héroïne, n’est pas exactement la même que celle de nos manuels. C’est là tout l’intérêt de cet ouvrage.

Thierry Jan

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