Café littéraire : Le drapeau blanc de Jean Paul Garnier

Le drame de la famille royale française remonte à cette rivalité entre les deux branches des Capétiens. Entre les Bourbons et les Orléans. Ce sera d’ailleurs un des ferments de la révolution de 1789 où le palais royal s’oppose à Versailles. Le duc d’Orléans n’hésitera pas à voter la mort de son cousin Louis XVI. Deux branches inconciliables.

Jean Paul Garnier revisite ainsi l’histoire de France. Il nous fait pénétrer dans les méandres de ce drame familial dont la France était l’enjeu. Le drapeau blanc faussement évoqué comme le symbole de la monarchie contre le drapeau tricolore, celui de la révolution, de l’empire.

Henri de Bourbon ne sera jamais Henri V, refusant de transiger sur le drapeau. L’honneur ? La bêtise ? On ne peut avec un esprit du XXI° siècle comprendre le sens donné à ces mots : honneur et drapeau. Henri V en 1871 est encore par son éducation un homme de la Restauration, il ne peut ni accepter, ni admettre et donc transiger sur les couleurs du pavillon national. De plus il est le dernier des héritiers directs des Bourbons. L’enfant du miracle, fils du duc de Berry n’a pas d’héritiers. Ce livre nous éclaire sur les choix de ce prince à la chute du second empire.

La France aurait pu connaître une troisième restauration. Mais pour cela il eut fallu un prince plus éclairé, plus impliqué en ayant un fils pour poursuivre la dynastie. Henri était trop imbibé des conceptions héritées de Louis XVIII et Charles X, n’avait pas de fils légitime.

Voulait-il la couronne ? Laquelle depuis la Restauration semblait vraiment trop lourde à porter. Ce livre nous explique cette période cahoteuse de la France où la monarchie ne sut s’imposer et s’adapter aux temps nouveaux. 1848 pointe déjà à l’horizon.

Thierry Jan

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