Café littéraire : Le roman de Raspoutine de Vladimir Fédorovsky

Un petit garçon souffre d’hémophilie, c’est le Tsarévitch, le fils de Nicolas II. Ainsi va entrer dans la vie de la famille impériale un moujik. Raspoutine, un paysan sibérien, rustre, débauché et fanatiquement religieux ; tous ces contrastes en un seul homme.

Guérisseur, magnétiseur ? On ne peut vraiment le définir. Son concept est qu’il faut nécessairement pécher pour obtenir le pardon de Dieu. Il va subjuguer la tsarine et par contre coup influencer le tsar, homme faible et indécis. Il lui déconseille l’entrée en guerre car pacifiste, il sait voir les dangers et les périls.

L’empire des Tsars est à l’agonie, Nicolas II veut s’imposer comme le défenseur des Slaves, ce qui amène la Russie à entrer en guerre contre l’Autriche après Sarajevo.

Vladimir Fédorovski nous décrit admirablement la Russie au début du XX° siècle, l’orage est proche et Nicolas II n’a pas l’autorité pour le circonscrire.

Le roman de Raspoutine, la vie d’un paysan russe venu des tréfonds de sa Sibérie pour soulager un jeune garçon dont le moindre choc se transforme en tragédie mettant sa vie en péril. Il y arrive, d’autres personnes sont soulagées ou même guéries par lui.

Tout est mystère autour de ce personnage de roman, même sa mort alimentera une légende : Raspoutine aurait prévu la chute du régime tsariste et des flots de sangs sur la Russie. Etait-il le diable incarné ou au contraire un saint ?

L’auteur à travers ce livre nous invite, non à y répondre, mais à nous poser la question dont la réponse semble impossible, d’où l’intérêt d’une controverse que ce roman historique alimente pour le plus grand plaisir du lecteur.

Thierry Jan

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