Café littéraire : Les Cents-Jours ou l’esprit de sacrifice de Dominique de Villepin

Tout est dit dans le titre. Napoléon 1° revient de l’île d’Elbe pour reprendre en mains la France orpheline de son père. La Restauration a ramené avec les armées étrangères les Bourbons et visiblement, ils n’ont rien compris.

La révolution semble pour eux un simple accident et l’on reprend les affaires de l’Etat comme s’il n’en était rien. L’esprit de sacrifice est dans cette ultime épopée impériale où l’empereur Napoléon fait le don de sa personne à la France. Il est trahi dès le début et par ceux qui lui doivent tout. Seul le petit peuple reconnait son empereur ainsi que les soldats.

La politique a tout pourri, tandis que le roi Louis XVIII s’enfuie devant le vol trop prestigieux de l’Aigle, les Talleyrand, Fouché et autres opportunistes (pour rester poli) trament déjà avec l’ennemi, avant même qu’il ait livré bataille.

Trahi avant, pendant et après, Napoléon n’avait de chance de réussir et Waterloo n’est pas une victoire Anglo-prussienne, ni une défaite de Bonaparte, elle est avant tout une trahison dont les auteurs se trouvent dans l’entourage de l’empereur, hommes sans honneur qui servaient leurs intérêts personnels avant ceux de la France.

Quand dans l’entourage de Louis XVIII ont festoient devant la défaite de Napoléon, on semble oublier que des français sont tombés sous les balles anglaises et prussiennes et là aussi c’est une trahison.

Dominique De Villepin nous donne des cent jours une vision édifiante sur l’état d’esprit de la France en 1815. Un peu plus d’un siècle plus tard, on verra les mêmes trahisons, mais c’est une autre histoire.

Thierry Jan.

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