Café littéraires : Les contes mécaniques de Loïc Malnati

Cette bande dessinée en noir et gris, quelques fois la couleur dont ce cœur vermillon battant dans la poitrine de chaque sujets, pardon, Pantins, tel que les défini l’auteur, est un symbole, une petite lumière portée par ses personnages, une lueur d’espoir, d’amour.

Ses dessins sont des tatouages sur papier, Loïc Malnati est d’ailleurs tatoueur. L’esprit est très vintage avec le casino de la jetée promenade. Les pantins sont là pour nous raconter une histoire, décryptons les dessins. Ils ont beaucoup à nous dire.

Un hommage en filagramme à l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice. Les blessures sont toujours aussi vives dans les esprits. Trois contes en un seul album ! Le premier nous raconte un enfant au cœur blessé, sa guérison.

La beauté du monde apparait, le silence s’impose, n’est-il pas la plus belle musique jamais écrite ? Fleur éternelle, le tatouage, la fleur, la couleur, toujours ce noir et gris donnant plus de profondeur au dessin, puis des objets extraordinaires, là pour séduire et amuser l’enfant au cœur guéri. Hélas fleur de cimetière pour éterniser l’amour, monsieur pantin enterre sa femme madame pantin.

Un conte fantastique où la mort n’est pas triste, puisqu’elle permet de matérialiser les rêves. On arrose la fleur dans le placard où séjourne la petite araignée. Puis l’ultime dessin pour conclure avec l’homme manipulant la marionnette, le pantin !

Les contes mécaniques, une merveilleuse histoire, des dessins vibrants et émouvants, un livre, un cri d’espoir, un hymne à la vie.

Thierry Jan

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