Accueil > Cultures / Spectacles > Médias > « Nissart pause méridienne » : lorsque les écoliers niçois se familiarisent avec leur (...)

« Nissart pause méridienne » : lorsque les écoliers niçois se familiarisent avec leur patois

[ Caroline Sellier - Nice Premium ] • 27|06|2012 • Mis à jour le : 27/06/2012 • Réagissez !
Partager sur Facebook Partager sur MySpace Partager sur Netvibes

Ce mardi 26 juin à l’école du Château de Nice, les jeunes écoliers participant à l’atelier « Nissart pause méridienne » présentaient le travail de ce dernier trimestre, en chantant des comptines niçoises. Une sensibilisation et un éveil ludique au patrimoine niçois !

« Nissart pause méridienne » : lorsque les écoliers niçois se familiarisent avec leur patois
© Caroline Sellier pour Nice Premium

Cette année, sous l’impulsion de Jean-Marc GIAUME, Conseiller municipal délégué au Patrimoine Historique, à l’Archéologie, à la Langue et à la Culture Niçoises auprès de Christian ESTROSI, Député-Maire de Nice, le Centre du Patrimoine - par le biais de la Petite école du patrimoine de l’école du Château, a organisé lors de ce dernier trimestre et pendant la pause méridienne (la pause de midi) un atelier d’initiation à la langue niçoise dans trois écoles de la ville.

Des classes « Patrimoines » gratuites sont ouvertes à l’ensemble des 162 écoles de la Ville de Nice, libres de participer à cette aventure culturelle dans trois optiques différentes : projet « volontaire », projet « de classe » et projet « d’école ».
Ainsi, près d’une centaine d’élèves des écoles Bischoffsheim, Regina Coeli et du Château ont participé librement à ces ateliers et se sont familiarisés à la langue niçoise : L’équipe de médiation du Centre du Patrimoine de la Ville de Nice a œuvré tout au long de l’année scolaire pour transmettre aux écoliers le patrimoine niçois et sa culture populaire au travers de nombreux ateliers thématiques : visites urbaines des lieux « historiques » de la ville pour mieux comprendre son patrimoine et l’appréhender, ateliers d’histoire vivante, jeux, chants… Un véritable succès selon Emmanuel BOTTAGISI, médiateur culturel : « On voit que les enfants sont avides de découvrir, surtout que ce qu’on leur propose là, c’est un cours d’histoire dans la rue ! »

A cette occasion, et sous la direction du Directeur de la Petite école du patrimoine Monsieur STROBINO et d’Emmanuel BOTTAGISI, les 30 élèves volontaires de l’école du Château (issus de classes allant du CP au CM2) ont présenté à Lauriano AZINHEIRINHA, Adjoint à l’Education et à la Jeunesse auprès de Christian ESTROSI, leur petit spectacle en chantant les « comptines nissart » les plus célèbres.

Pour Emmanuel BOTTAGISI, le chant et les comptines n’ont pas été un choix dû au hasard : « Nous ne sommes pas des professeurs de langue, c’est important de le préciser. Notre but, c’est d’amener les enfants au nissart naturellement, sans les forcer, et chanter est un bon moyen de les amuser, d’éveiller leur intérêt. Grâce au rythme et aux refrains, les enfants retiennent mieux le nissart ».


Située dans les locaux de l’Ecole Elémentaire du Château, « La Petite Ecole du Patrimoine » propose un programme de médiation global destiné et adapté aux enfants. L’objectif premier de cette nouvelle approche est la sensibilisation des scolaires, (majoritairement les classes du primaire) à l’histoire spécifique de notre espace ainsi qu’au patrimoine architectural du secteur sauvegardé.
L’objectif visé est d’éveiller la curiosité des enfants afin qu’ils s’intéressent aux domaines de l’Histoire, de l’Architecture et de l’Urbanisme. Pour ce faire, trois axes majeurs sont mis en place :
• Des ateliers/visites-découverte patrimoniaux et historiques
• Des ateliers/visites-découverte sur la culture niçoise
• Des ateliers/visites-découverte sur l’archéologie médiévale et moderne.


Par Caroline Sellier - Nice Premium

forum


form pet message commentaire


  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

forum qui etes vous

    Derniers commentaires

    2 Messages

    • « Nissart pause méridienne » : lorsque les écoliers niçois se familiarisent avec leur patois - 28|06|2012 à  07:52 • par Anne-Marie
      Félicitations à M. Giaume et à la mairie de Nice pour toutes les initiatives destinées au maintien et à la transmission de notre culture auprès des jeunes générations. Petite précision toutefois : le nissart n'est pas un bête "patois" mais une langue régionale à part entière, dérivée de l'occitan et porteuse d'une culture millénaire, celle des troubadours.
    • « Nissart pause méridienne » : lorsque les écoliers niçois se familiarisent avec leur patois - 27|06|2012 à  14:34
      Félicitation à M.Bottaggisi qui fait un travail formidable au centre du patrimoine. Mais, si je puis me permettre, le terme patois ne me semble pas approprié pour l'article. Il a été inventé par l'Etat français qui voulait éradiquer les "idiomes locaux" et de ce fait est péjoratif. Je rappelle que le nissart est une variante de la l'occitan langue parlée dans 33 départements du sud de la France, ainsi que dans le Piémont et en catalogne (à savoir un territoire aussi grand que certains pays européens). Cette langue est très proche du catalan et permet une compréhension rapide des autres langues latines. Des professeurs certifiés l'enseignent de la maternelle à l'Université. Elle peut être présentée en option, en langue vivante 2 ou 3 pour le baccalauréat.Malheureusement, ils ne sont pas tous utilisés pour travailler dans leur spécialité mais sont affectés à d'autres tâches. Voilà pourquoi certaines bonnes volontés organisent des "clubs" pendant la pause méridienne. Alors que la langue d'oc est enseignée dans 32 pays (dont les Etats-Unis et le japon) dans notre région la plupart des élèves n'en entendront jamais parler où s'inscriront dans des clubs entre midi et 2, le mercredi après-midi ou le vendredi de 17h à 18h. Voilà pourquoi devant tant de mépris elle continue à mourir lentement malgré le regain d'intérêt croissant dans la population et voilà pourquoi je peux comprendre cette méprise et l'utilisation du terme "patois" qui, quelque part, désigne aussi la langue qui a perdu.Pourquoi ne pas faire un reportage sur la réalité de l'enseignement du nissart ?

Articles de cette rubrique

Publicité

EN UNE

Voir les dernières actualités