Moya et son carnet de desseins

L'ouvrage regroupe plusieurs centaines de dessins et croquis en noir et blanc de l'artiste des années 70 à 2016, avec un classement thématique.

Patrick Moya en signe le préambule et la journaliste Florence Canarelli la postface, dont voici un court extrait : "Depuis toujours, Moya dessine. Partout et en tous lieux. Assis ou debout. En train, en avion ou au restaurant. A la craie pour poser les grandes lignes dans une peinture. Au feutrepinceaux à pigments pour les dédicaces sur ses livres. Au pinceaux pour ses dédicaces au dos des toiles. Au feutre très fins sur ses carnets à dessins dans les musées ... Des carnets qu’il a rempli par dizaines, par centaines, au fil des ans, depuis ses études d’art à la Villa Arson de Nice. Des carnets de tous formats et de toutes origines, achetés le plus souvent sur place lors de ses voyages. Des carnets de dessins qui parlent de ses « desseins » … et dessinent les grandes lignes de son aventure artistique. "

Patrick MOYA, l’artiste qui vit dans son oeuvre

Plasticien, performer et artiste numérique, Patrick MOYA cherche à être partout, érigeant en Asie de grandes sculptures en acier ou modelant dans l’argile en Italie des céramiques avec les lettres de son nom, passant des pinceaux à l’ordinateur, des soirées techno aux murs d’une chapelle, de l’art contemporain à l’art numérique, de la vie réelle aux mondes virtuels … Une démarche invasive et unique qui prend comme prétexte son nom et son image.

Né en 1955 à Troyes, Patrick MOYA fait des études d’art à la Villa Arson de Nice (1974-1977), avant de poser nu comme modèle aux beaux-arts (1979-1989) dans le but de devenir la créature et non le créateur. Tout en réfléchissant à la place de l’artiste dans le monde contemporain.

Il commence par réaliser des oeuvres uniquement avec les lettres de son nom, assimilant l’œuvre à sa signature, avant de marquer de son nom des images du dictionnaire et enfin, de créer son personnage (1997), autoportrait décalé bientôt entouré bientôt d’un bestiaire presque qu’humain, qui ensemble, forment son Moya Land.

Il possède aujourd’hui plusieurs îles virtuelles sur Second Life qui le fait considérer par le critique italien Mario Gerosa comme l’un des pionniers des univers virtuels. Il conçoit son île en 3D comme une oeuvre d’art globale : le créateur est enfin devenu une créature sous le nom de son avatar, Moya Janus, qui reçoit les visiteurs en les immergeant dans son univers.

jusqu’au 30 août à la Briqueterie, 4-6 rue Jules Gilly

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message