La Symphonie revient à l’Opéra

Huit ans après un premier passage sur la scène de l’Opéra de Nice, Jean-Yves Thibaudet, l’un des plus grands pianistes français, y revient ce vendredi 2 juin et le samedi 3 pour interpréter le dernier concerto de Saint-Saëns et, sans doute, le plus célèbre. Pour des raisons personnelles, Jean-Yves Thibaudet a choisi de remplacer le concerto de Tchaïkovski initialement programmé par cette œuvre.

Ecrit en partie lors d’un séjour à Louxor, il contient de nombreuses pages d’inspiration orientale. Le compositeur en parle en ces termes : « Une façon de voyager en Orient qui va même jusqu’en Extrême-Orient. Le passage en sol est un chant d’amour nubien que j’ai entendu chanter par des bateliers sur le Nil… »

Et d’Orient, il en sera encore question avec la seconde partie du programme de ce concert des 2 et 3 juin où figure le poème symphonique Shéhérazade de Rimski-Korsakov qui doit sa notoriété à la beauté de ses thèmes comme celui, récurrent, décliné par un violon lumineux dont le discours sous-tend toute la partition. La luxuriance de l’orchestration laisse en permanence l’auditeur sous le charme du récit.

Pour l’œuvre de Saint-Saëns comme pour celle de Rimski-Korsakov, l’Orchestre Philharmonique de Nice sera placé sous la direction d’Adrien Perruchon.

Camille Saint-Saëns

Concerto pour piano no 5 dit « L’Egyptien », en fa majeur, opus 103

Nikolaï Rimski-Korsakov Shéhérazade, poème symphonique, opus 35

Piano Jean-Yves Thibaudet

Direction musicale Adrien Perruchon

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