Qu’est-ce qu’une langue : Le Niçois

Qu’est-ce qu’une langue ? Un idiome, un moyen de communication, un dialecte ou un patois, un peu tout çà à la fois, une langue rassemble une communauté humaine autour d’un langage commun.

Cette communauté est plus ou moins importante et étendue dans un espace géographique bien défini.

Dante Alighieri classa les langues romanes selon la façon de dire oui : si en italien, oc en provençal, oïl au nord de la Loire. Le niçois est, dans ses racines, une langue occitane. Jusqu’à la fin du moyen âge il se confond avec le provençal.

Puis après la dédition de 1388 du Comté de Nice aux Savoie, le Comté se sépare de la Provence et la langue évolue vers l’Italien, surtout après 1561 quand cette langue devient l’idiome officiel du Comté.

Au XVI° siècle le niçois est la langue populaire parlée dans les bas quartiers de Nice. Les élites parlent alors le français, c’est la langue de l’Europe, la langue diplomatique et des rois.

Dans le Comté on parle plusieurs langues : le niçois essentiellement à Nice, l’arrière-pays, la Tinée, la Vésubie et le Cians on s’exprime en gavot, dans la Roya et le mentonnais c’est une variante du piémontais, à l’ouest du Var, on a quitté le Comté, on est en Provence et le provençal est pratiqué avec des variantes le long des côtes ; on retrouve cet idiome dans la Stura au-delà de la Lombarde.

Le vocabulaire niçois emprunte au bas latin la plupart de ses expressions. Le niçois a sa littérature, ses chansons, sa poésie, son théâtre, une langue véhiculée par les troubadours.

Au XIX° siècle des intellectuels vont entreprendre de structurer ses règles de grammaire. Pour son vocabulaire des dictionnaires traduisant le niçois en français et en italien et inversement seront créés. Il y eut des journaux écrits en niçois, défendant le particularisme du Comté, son identité et son histoire.

Après cette brève évocation, on peut conclure : le niçois est bien une langue avec sa grammaire, son vocabulaire et sa syntaxe : un peu occitane, un peu italienne, un peu française, une héritière du latin.

La langue niçoise est une des filles du félibrige. Le niçois ou plutôt le Nissart s’échange entre amis autour d’un apéritif, d’une partie de boules ou de Moura, instant à ne surtout pas manquer.

Thierry Jan

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