Le théâtre populaire de haute qualité d’Irina Brook au TNN

A l'initiative du Club de la Presse 06 et de son président Paul Barelli, la presse azuréenne a rencontré la nouvelle directrice du TNN, Irina Brook. Un sympathique rendez-vous au cours duquel on a pu apprécier les compétences professionnelles et les qualités personnelles de l'artiste.

On ne peut que confirmer la "main heureuse" de Christian Estrosi dans le choix de celle qui a succédé à Daniel Benoin, après que le soutien manifeste du Maire de Nice à celui-ci n’avait pas fait fléchir la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti.

Irina Brook a l’air de s’être parfaitement intégrée dans le rôle, elle qui n’avait jamaisété coutumière du monde de l’administration publique et des couloirs ministériels, mais s’inscrivant plutôt dans la catégorie des "rebelles" (même si avec une délicieuse attitude so british !).

Mais, comme elle l’affirme elle-même, son désir est de donner au théâtre niçois "une dynamique dans la continuité pour partager avec un public que je sens passionné, quelque chose de vivant".

Son théâtre se veut "populaire de haute qualité" et elle ne voit aucune contradiction dans ses paroles parce que " si quelquefois, on ne peut pas ouvrir les murs, il est toujours possible d’ouvrir les esprits". La preuve vient de l’activité intense qui sera organisée dans les quartiers défavorisés de la ville et également dans les villages de l’arrière-pays.

Côté nouveautés, une académie d’été avec une master class est dans les projet de la nouvelle directrice, histoire de ne pas pêcher d’omission dans la transmission du savoir avec la pédagogie appropriée.

Enfin, comment ne pas toucher un nerf sensible en parlant de Shakespeare ? Après une première tentative avec le programme Shake Nice, les yeux de Irina Brook brillent à la perspective de voir un Globe Theatre surgir et donner aux oeuvres du "bard " une maison permanente.

Irina Brook l’avoue sans réticence : " Je suis une idéaliste qui n’aime pas les rails"...en la regardant avec son sourire inspiré pendant qu’elle prononce ces paroles, on comprend bien pourquoi.

Enfin, la vie à Nice, elle habitué aux théâtres des boulevards de la capitale ?
" Pas du tout, j’ai grandi dans une ambiance (ndlr Le théâtre des Bouffes du Nord dirigé par son père ) qui est bien loin des clichés parisiens. Puis, ma formation s’est faite à New York et en Angleterre, en France avec ma compagnie on a toujours été à la marge des circuits traditionnels. Donc je suis la moins parisienne des parisiennes . Et puis, Nice is nice même si, en anglais, ce mot a une signification moins flamboyante".

Notre collaborateur Thierry Jan revient sur le programme de la saison 2014-2015 qui vient d’être présenté.

La programmation de la saison 2014-2015 est très riche, plus de 40 spectacles différents. Le théâtre c’est la vie, reflet de l’homme, de son âme et de la société dans laquelle il vit.

Citant ici Shakespeare : « Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, sont de simples acteurs. ».

Cette saison sera rythmée par trois festivals : L’émoi en scène où l’artiste est seul sur le plateau puis ce sera Shake Nice, autour de William Shakespeare et la saison s’achèvera avec le printemps des femmes, féministes et femmes savantes.

Autour de ces trois pôles majeurs d’autres spectacles dont des créations : nous citerons Hôtel Europe avec Jacques Weber, dont Sarajevo, centenaire de 1914 oblige, est le décor. Une autre création Le cercle de l’ombre, rendra hommage aux Arméniens. Des œuvres qui rafraîchiront nos humanités gréco-latines avec Les Enfants d’Altrée et Eschyle. Des spectacles où le football est mis à l’honneur avec l’Italie championne du monde en 1982. La saison se conclura avec une invitation au voyage, au rêve, à la féérie avec Akasha, un ballet Sanskrit, un appel à la sagesse ?

Les trois coups résonneront dans la salle avec un ballet, une chorégraphie le 25 septembre. La saison commencera et le rideau tombera sur la danse. Je ne sais plus qui a dit : « Le théâtre rend possible l’impossible, parce que l’on ne peut pas tricher, on en contact direct avec le public et il faut sur l’instant le séduire. »

Le théâtre est dans la rue dit-on en Avignon, ici dans deux salles Pierre Brasseur et Michel Simon. L’enfance et la jeunesse auront leurs spectacles pensés pour eux ‘La belle Saison’. Nous citerons : L’homme qui plantait des arbres. Comment l’art vient-il aux enfants et en quoi les aide-t-il à mieux grandir ? Cette initiative devrait ouvrir les portes des théâtres à la jeunesse, lui apprendre l’émotion et lui donner le goût des arts dramatiques.

Le théâtre National de Nice va ouvrir les cœurs et les âmes avec une saison où l’on comprendra : Le théâtre rime avec la vie.

Thierry Jan

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