Ultra Violet à la galerie Depardieu de Nice

De self-portrait, miroirs reflétant notre propre visage à Mickey, on va découvrir l’univers de cette femme très impliquée dans les Factorys d’Andy Warhol. Le public aura ainsi compris ce qui l’attend en visitant cette exposition organisée à la Galerie Christian Depardieu jusqu’au 8 février.

Le personnage mérite que l’on s’y attarde. Ultra-Violet collabora entre 1963 et 1971 avec Andy Warhol, elle fut également aux côtés d’autres artistes de renoms tel : John Chamberlain, John Graham et Salvador Dali.

Elle va apparaître dans de nombreux films. C’est la période (années ‘60’) de la contestation, Ultra-Violet d’origine aristocratique va s’insurger contre sa classe sociale . Elle est une iconoclaste. Elle est également très connue par son livre : « FAMOUS FOR FIFTEEN MINUTES, MY YEARS WITH ANDY WARHOL. »

Un opéra a même été créé sur l’histoire de sa vie. Elle est là le jour du vernissage, tout de mauve vêtue, on dirait une grand-mère à chat et sans façons vous accueille. Nous abordons l’exposition, la première impression nous fera songer au Pop Art, mais il y a autre chose de plus puissant, de plus intime qui nous interpelle.

Avec une plus grande attention, on commence à saisir l’essence de son travail. Une spiritualité dans le travail d’Ultra-Violet. Si Mickey est très présent, il ne faut surtout pas céder à la facilité d’y voir une nostalgie de l’enfance, l’artiste donne à la petite souris une mission, celle de nous transmettre un message, un appel à réfléchir, à penser.

Les miroirs ne reflètent pas notre portrait, mais notre âme, Self Portrait nous invite à franchir ce miroir, à nous retrouver de l’autre côté et chiche, nous y allons. L’ange de l’apocalypse pourrait très bien figurer dans une église, le suaire, le tabernacle, nous pénétrons dans une chapelle, sa chapelle privée, où nous nous recueillons. Puis IX XI 2001, tout le monde connait cette date, il y a eu avant et il y a eu après.

Ultra-Violet nous en donne sa définition, ça décoiffe avec cet avion qui transperce en un feu incandescent l’une des deux tours jumelles de New-York. L’artiste est une touche à tout, un esprit universel aurait pu dire un érudit du XVIII° siècle. Nous regretterons la brièveté de cette exposition et ne saurions qu’inviter le public à découvrir et admirer les œuvres d’Ultra-Violet. Cette femme est un rayon de lumière dans un monde matérialiste, elle y apporte une part du divin.

La galerie Depardieu nous fait un magnifique cadeau en nous offrant un instant de spiritualité. Cette Mostra est un des évènements majeurs de la vie culturelle de notre cité.

Thierry Jan

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