Cloches et clochers : Eglise de l’Annonciation à Nice

Cette église de la vieille ville de Nice à plusieurs dédicaces, lesquelles se sont succédées au cours des siècles. Sa première titulature était Saint Giaume (Jacques) puis ce sera l’église de l’Annonciation en 1834 et dans l’usage populaire sainte Rita.

Les niçois la connaissent surtout sous ce vocable. Son érection remonte au X° siècle, dédiée à l’apôtre saint Jacques le majeur, elle le restera 935 ans. Saint Jacques ou Giaume est la deuxième en importance des quatre églises de Nice.

En 1604 les Carmes s’y installent, l’église devient celle de la confrérie du mont Carmel. Ils y restent jusqu’à l’occupation des troupes révolutionnaires françaises en 1793. Ils sont chassés comme tous les autres ordres religieux, le culte est interdit et l’église est transformée en dépôt de sel. Saint Jacques, comme les autres églises, retrouve sa fonction religieuse au début du XIX° siècle. En 1834 un incendie détruit le tableau de la Transfiguration, lequel trônait dans l’abside, ce qui explique la première dédicace.

Il est remplacé par un autre tableau, celui de l’Annonciation, œuvre du peintre russe Chévelkine, don du Tsar Alexandre 1° au Comte Michaud de Beauretour. L’édifice est alors dédié à l’Annonciation. Depuis 1884 les Oblats de la Vierge Marie animent le culte dans cette église. La chapelle consacrée à sainte Rita est récente, elle date de 1934. Auparavant elle était celle de Notre Dame des douleurs.

La chapelle saint Pierre avec une représentation de la pêche miraculeuse est celle des pêcheurs. Les gens de mer ont ici deux chapelles. La seconde, celle de saint Erasme est celle des marins. La chapelle du mont Carmel date de 1515.

Celle de saint Julien fut jusqu’au XIX° siècle un lieu de pèlerinage pour les enfants malades, des guérisons y furent avérées. La chapelle du Cœur Immaculé de Marie était celle de la confrérie pour la conversion des pécheurs. Elle fut aussi celle des portefaix avec un tableau de saint Antoine l’Ermite.

Ces derniers avaient le privilège de pouvoir laisser déambuler leur cochon dans les rues de la ville. Cette église est tous ors, marbres et stucs. Elle présente durant les fêtes de noëls une des plus belle crèches de Nice. Elle est l’expression, comme toutes les églises et chapelles de la vieille ville, de l’art Baroque.

Cet art qui illumine la Foi et la dévotion, art hérité du concile de Trente et de la réforme catholique. Dieu est lumière, grandeur et magnificence.

Thierry Jan

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message