Le temps des balades : Le Cannet

Le Madère de la France dira en 1862 le docteur Pietra Santa en parlant du Cannet. Le territoire de la commune s’étend sur sept collines et comporte sept quartiers. A l’époque romaine, le Cannet se trouve sur la via Julia menant à Arles. La ville du Cannet est divisée en quartiers ayant chacun sa spécificité.

On citera entre autres : le Haut Cannet résidentiel où passait cette voie romaine, le Vieux Cannet le plus intéressant, là où s’écrit l’histoire de cette commune ni ville, ni village.

Au V° siècle Honorat y fonde un monastère rattaché à Lérins. Au XV° siècle, suite aux dévastations des guerres et des épidémies de peste, les moines de Lérins repeuplent le Cannet avec 140 familles venant d’Onéglia en Ligurie. Elles vont mettre en valeur les terres, s’installant entre 1441 et 1500. Les moines de Lérins sont aussi des soldats et construisent la tour des Danys pour défendre Le Cannet.

Prosper Mérimée toujours à l’affut de sauvegarder les monuments du passé, la surnommera la tour des Brigands. Avec Louis XVI en 1774 Le Cannet devient une commune indépendante de Cannes et Mougins.

Le visiteur s’attardera obligatoirement dans le vieux Cannet, quartier ou plutôt village d’artistes. Pierre Bonnard acheta la villa le Bosquet en 1926, il y résida 22 ans jusqu’à sa mort. Cette villa est aujourd’hui un musée rendant un hommage à ce peintre. Le patrimoine religieux est important : Eglises : saintes Philomène, Catherine, saint Sauveur décorée par Tobiasse ; sans oublier les chapelles Notre Dame des Anges et saint Bernardin. Les amoureux viendront certainement au Cannet s’embrasser devant les murs peints par Peynet.

Le Cannet fut le rendez-vous des artistes : Victorien Sardou, Prosper Mérimée et la tragédienne Rachel venu au Cannet pour y mourir en 1858. Plus proche de notre époque, l’Aga Khan y construisit sa villa dominant la mer.

Le Cannet, assez loin de la Croisette et des paillettes artificielles de Cannes, conserve ce cachet, celui d’un village avec Pierre Bonnard dans sa maison dont nous sommes les hôtes. L’artiste va surgir du fond d’un couloir et nous accueillir, c’est là toute la magie de ce musée où son inspirateur hante les pièces, les cimaises et les couloirs.

Thierry Jan

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