Le temps des balades : Le Tignet

Les premiers occupants des céans se trouvaient au col de Collebasse le point le plus élévé du territoire communal. C’était essentiellement un camp d’observation des Romains. Ceux-ci ayant battu les Ligures sur les bords de l’Apron (ancien nom de la Siagne) installent à l’Eouvière une vigie (elle sert aujourd’hui pour surveiller la forêt des incendies).

Après la chute de l’empire romain, c’est une totale régression, les terres sont abandonnées devant les razzias et attaques des Sarrasins. La chapelle du vieux Tignet date de 1200, le Castrum d’Antinhaco puis d’Antiuniets est développé par l’abbaye de Lérins.

On trouve à l’Oppidum du Castellaras, des ruines des XIII° et XIV° siècles témoins d’une activité humaine. Avec la grande peste de 1350, le Tignet, comme toute la région, est ravagé par la peste. Il faudra plus de temps qu’ailleurs pour repeupler le village.

En 1711 le Tignet est détaché de Cabris, preuve d’un renouveau. Le village est irrigué par la Siagne et le ruisseau de Vernatelle. Se situant à un peu plus de 400 mètres d’altitude, ses ressources principales sont l’olivier et les plantes aromatiques. Il ne faut surtout pas manquer en juillet la fête de saint Hilaire patron du Tignet. L’église paroissiale lui est d’ailleurs dédiée.

Selon certains auteurs, dont Adolphe Joanne et son dictionnaire des Alpes Maritimes de 1882, le Tignet dépendait de saint Vallier de Thiey et fut une commanderie des Templiers. Spéracèdes, Cabris, Peymeinade, saint Cézaire et saint Vallier de Thiey devaient jadis former une seule commune.

Avec la révolution, dans le souci de détruire définitivement les fiefs et les seigneuries, on fractionna en plusieurs villes ou villages les anciennes entités seigneuriales. On assiste depuis la fin du XX° siècle à un phénomène inverse avec les métropoles et les communautés de communes ou d’agglomérations, regroupant sous une seule autorité l’avenir et les destinées des communes.

Le Tignet ne possède pas de monuments remarquables. Cette commune accrochée à flanc de colline est un village résidentiel où les citadins aiment à y venir se ressourcer et retrouver le calme et l’air pur de la campagne.

Thierry Jan

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