Simon Boccanegra bouleverse l’Opéra de Gênes

La soirée inaugurale du Simon Boccanegra s’est soldé par un triomphe. L’exécution musicale remarquée du chef-d’œuvre de Verdi est doublée d’un intense moment de théâtre. Chargé d’incarner le rôle-titre de l’opéra de Verdi, le baryton français Ludovic Tézier rafle la mise. Si la performance de Ludovic Tézier constitue une raison nécessaire et suffisante de se rendre au Carlo Felice de Gênes, le reste de la distribution musicale ne dépare pas l’exécution de Giorgio Giuseppini (Jacopo Fiesco) et de Leon Kim (Paolo Albiani). Il est LA grande raison de ne pas manquer cette nouvelle production, musicalement très réussie, de l’Opéra Carlo Felice.

Simon Boccanegra peut se lire comme une double tragédie politique et personnelle : à l’initiative de son ami Paolo Albiani, le plébéien Simon Boccanegra accepte d’être élu doge de Gênes, dans l’espoir de pouvoir épouser Maria, la fille du patricien Fiesco, dont il a eu une enfant, également prénommée Maria. Mais l’on apprend dès le prologue que l’enfant s’est évaporée dans la nature, et que sa mère est mourante.

Vingt-cinq ans plus tard, Simon, toujours doge, tente péniblement d’imposer une paix dont personne ne veut, et voit réapparaître son enfant perdue en la personne d’Amelia, fille adoptive d’un certain Andrea Grimaldi (le nom d’emprunt de Fiesco), convoitée par Paolo Albiani, et amoureuse de l’ombrageux Gabriele Adorno…

Mattia Casella

Partager

Laisser un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message