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Les conseillers généraux n’ont pas chômé

[ Pierre Classen - Nice Premium ] • 29|06|2012 • Mis à jour le : 29/06/2012 • Réagissez !
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Ce jeudi, se tenait la séance plénière du Conseil général des Alpes-Maritimes. Cette séance, présidée par Eric Ciotti, a débouché sur plusieurs décisions. Il y a, notamment, eu deux motions approuvées à l’unanimité de l’Assemblée.

Les conseillers généraux n'ont pas chôméAvant tout, Eric Ciotti a tenu à rendre hommage à Raoul Mille, Brigitte Engerer et Jacques Taddei. Une minute de silence a été observée par les conseilles généraux.

Après ce moment d’émotion, la séance a "vraiment" commencé. Les conseillers généraux ont examiné le compte administratif de l’année 2011. Eric Ciotti s’est d’ailleurs félicité de ce rapport. « Il traduit une très bonne gestion de notre collectivité. La majorité départementale, seule, a fait des choix responsables et courageux » a fièrement déclaré le Président du Conseil général.

Après avoir présenté ce bilan, la parole est laissée à Jacques Victor, conseiller général communiste de la 3e circonscription de Nice. Jacques Victor tape sur les doigts de l’UMP et déclare, notamment, être pour la restauration de la taxe professionnelle. Il en est hors de question pour Eric Ciotti. « La suppression de cette taxe professionnelle a rapporté 150 millions d’euros aux entreprises azuréennes. Il serait ridicule de la réinstaurer » explique-t-il.

Deux motions approuvées

La séance s’est terminée par la proposition de deux motions. La première concerne le réseau ferroviaire. Eric Ciotti a expliqué que la ligne de train entre Vintimille et Cuneo était en dégradation constante. Le Conseil général demande à ce que la convention franco-italienne relance une démarche transfrontalière et que RFF et RFI se rapprochent pour établir en urgence un programme des travaux à conduire pour maintenir la voie en exploitation et pour en proposer un échéancier de réalisation.

La deuxième motion concernait le CRT. Comme nous l’expliquions dans nos colonnes ces dernières semaines, le CRT Côte d’Azur est menacé : il se pourrait que le CRT Côte d’Azur et le CRT Bouches-du-Rhône se regroupent en un seul. Les conseillers généraux sont unanimes : il faut que la Côte d’Azur garde son CRT.


Les conseillers généraux n'ont pas chômé Déclaration° de Jacques Victor ( PCF) :

Malheureusement il faut constater que l’examen de notre Compte Administratif 2011 illustre le choix opposé de la majorité départementale que nous n’avons cessé de dénoncer avec un recul considérable en matière d’investissement. De 2008 à 2011 c’est une baisse de près de 150 Millions d’Euros soit moins 33 %. Que valent les beaux discours sur l’activité des entreprises quand ce sont majoritairement les PME / PMI du département qui subissent les conséquences de ces reculs sur les investissements, les laissant réduits à la sous-traitance des grands groupes qui s’en servent de variable d’ajustement et leur imposent des conditions draconiennes. Situation aggravée par un taux d’exécution des dépenses d’investissement qui s’est fortement dégradé passant de 95,5 % en 2008 à 80,6 % en 2011.

Sans me lancer dans un inventaire exhaustif, il est des chiffres hautement révélateurs : par rapport à 2009, ce sont près de 7 M€ de moins pour la politique de solidarité territoriale, une baisse de plus de 20 M€ pour le logement dans un département où plus de 70 % de la population est éligible au logement social, moins 32 M€ pour le programme de lutte contre les points noirs routiers et encore près de 32 M€ en moins pour l’entretien du réseau routier, voilà qui touche directement le cadre de vie de nos concitoyens, leurs déplacements et leur sécurité.

Et comment ne pas évoquer la baisse de 15 M€ pour l’investissement dans les collèges à laquelle il convient d’ajouter un chiffre qui nous apparaît particulièrement choquant concernant les dotations de fonctionnement attribuées aux collèges, puisque, si celles attribuées aux établissements publics ont diminué de 1,9 M€ depuis 2009 soit – 15% environ, celles dévolues aux établissements privés pendant la même période ont augmenté de 230 000 € soit plus 6,15 % ! Tout cela en à peine deux ans !

Depuis 2009, près de 20 M€ en plus pour les dépenses relatives aux allocations RSA mais 3,3 M€ en moins pour les dépenses d’insertion. Pour le Handicap, des dotations de l’État qui ont stagné quand les dépenses augmentaient de près de 8 M€ pour la Prestation de Compensation du Handicap et de plus de 17 M € pour le financement des établissements et services.
Dans la même période près de 10 M€ en moins pour la politique d’aide aux personnes âgées et une annuité de la dette qui a augmenté de près de 42 %.

° extrait


Par Pierre Classen - Nice Premium

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