L’iron Man de Nice s’élance tôt

5 h 30 du matin sur la promenade des Anglais. Le soleil n’est pas encore levé que déjà les triathloniens envahissent la plage, en face du théâtre de verdure. Dans moins d’une heure sera donné le départ de l’Iron Man 2017. Un Iron Man qui se veut lourd en émotion. C’est le premier grand évènement sportif de retour sur la promenade des Anglais. Pour marquer l’occasion, les choses ont été faites en grand.

Ils sont plus de 2100 triathloniens à s’être donné rendez-vous ce matin à l’aube sur la promenade des Anglais. Tous n’ont qu’un but, finir l’Iron Man 2017, de Nice.
La bataille s’annonce rude d’autant que plus d’une dizaine d’athlètes professionnels prend le départ sur l’édition.

Un Iron Man qui se veut lourd en émotion cette année. Il est le premier gros évènement de retour sur la promenade des Anglais depuis l’attentat du 14 juillet 2016.

Pour que cette édition de l’Iron Man se passe bien, il fallait que la sécurité soit la plus renforcée possible.

À droite et à gauche de la scène : les spectateurs, au centre, les triathloniens et les journalistes (photos, vidéos, presse régionale et locale)

Vers 5 h 45, certains athlètes entament leur premier tour de chauffe dans la grande bleue de la baie niçoise. L’occasion de prendre ses marques sur le parcours de 3 km de natation, avant de s’élancer 30 minutes plus tard.

15 minutes avant le départ les derniers athlètes sortent de l’eau, ils reprennent leur alignement dans leurs catégories de vitesse. Certains retardataires en profitent pour se glisser discrètement.

Le speaker prend le micro. Il demande au public de faire chauffer l’ambiance. La musique est poussée à son paroxysme.

Quelques minutes avant de s’élancer, le silence se fait et une Marseillaise chantée accapela par des enfants de la chorale fend la foule. Beaucoup hésitent à la chanter, ils préfèrent mettre la main sur le cœur en geste de soutien aux victimes de l’attentat ainsi qu’aux familles des 86 anges tombés.

Un geste qui pourtant ne reflète pas la civilité de nombreuses personnes une fois le coup d’envoi donné. Les gens s’agglutinent contre les barrières, poussant les autres jusqu’à en faire tomber certains. D’autres s’agacent de ne pouvoir voir les nageurs. Ils s’en prennent violemment à certains spectateurs présents avec des appareils photo.

Certains de dépits sont obligés de quitter les lieux rapidement par peur.

Ce n’est que vers 8 h 45 que le calme semble revenir avec la mise au départ de l’Iron Girl. Des femmes motivées comme jamais pour venir elles aussi à bout de leur course.

Certaines se réunissent sur la place Masséna et scandent leurs devises, d’autres s’étirent. Tous préparent la course à leurs façons.

Pendant ce temps, juste au-dessus du jazz festival, des barrières se montent doucement. Elles sont très vite ornées du drapeau rouge et noir. Le village OGCN ouvrira ses portes à 10 h. L’occasion pour les petits comme les grands de se tester à des jeux d’adresses ballon aux pieds. Ils sont très vite rejoints par leurs joueurs stars. Tous veulent des autographes et des dédicaces.

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Jane Doe

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