Les Jeux Paralympiques de Rio ont baissé le rideau. Quel héritage laisseront-ils ?

Rideau sur les Jeux paralympiques de Rio. L’événement a pris fin dimanche 18 septembre, comme il avait commencé 11 jours plus tôt, par une grande fête pleine de musique et de couleurs au stade Maracana.

Dans l’intervalle, une édition d’un niveau plus dense et resserré que jamais, pour preuve la chute de plus de 200 records du monde. Que faut-il retenir de ces premiers Jeux paralympiques organisés en Amérique du Sud ? *

A l’arrivée, les comptes affichent plus de 2,1 millions de billets vendus, soit la deuxième meilleure affluence payante après Londres 2012.

Selon Sidney Levy, le directeur exécutif, les Jeux paralympiques sont restés dans les clous, avec un budget de 2,8 milliards de dollars, soit à quelques billets verts près la somme annoncée en 2009. Carlos Nuzman, le président du comité d’organisation, a assuré à la veille de la clôture que la part d’argent public atteignait seulement une trentaine de millions de dollars, soit un peu plus de 1% des dépenses. Trois fois rien, donc.

L’IPC se frotte les mains. Sir Philip Craven, le président de l’IPC, n’a pas retenu ses compliments aux organisateurs brésiliens. « on se souviendra du succès de ces Jeux qui ont surpris tout le monde », a suggéré le Britannique dimanche 18 septembre en conférence de presse.

Avant de revenir sur la décision de l’IPC d’exclure la Russie des Jeux de Rio : « L’équipe russe nous a manqué, mais le gouvernement a sponsorisé le dopage et il faut un grand changement en Russie pour qu’elle reprenne sa place dans notre famille. »

La Chine écrase la concurrence. Les éditions se suivent, mais la domination chinoise reste. Comme à Londres en 2012, la Chine a dominé le classement des nations avec le résultat sidérant de 239 médailles, dont 107 en or, soit 11 de plus que quatre ans plus tôt dans la capitale anglaise. Derrière, la Grande-Bretagne a confirmé son embellie des Jeux olympiques en prenant la 2e place, avec 147 médailles, dont 64 en or. L’Ukraine, 3e, s’affirme comme une puissance du mouvement paralympique. Les Etats-Unis et l’Australie complètent le top 5. Le Brésil a réussi ses Jeux, en pointant à la 8e place, avec 72 médailles dont 14 en or.

Avec 28 places sur le podium, dont 9 titres, la France occupe la 12e place.

Emmanuelle Assmann, la présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF), est malgré tout une « présidente heureuse ».

« Neuf médailles d’or, c’est une belle réussite pour cette équipe qui a toujours été déterminée », a-t-elle déclaré dimanche 18 septembre, lors d’une conférence de presse à Rio de Janeiro, alors que la flamme des Jeux paralympiques s’apprête à s’éteindre.

Encouragée par le ministère des sports, la délégation française, 16e à Londres en 2012, avait pour objectif d’atteindre le top 10. Pour Rio, elle avait resserré sa délégation (126 athlètes) pour n’emmener que les meilleurs. Au final, sa stratégie a été payante, puisqu’il y a eu « 70 % de finalistes », selon Mme Assmann.

Néanmoins s’il y a eu plus de titres paralympiques, la France compte un total de 28 médailles (neuf en or, cinq en argent et 14 en bronze), loin des 45 récoltées en 2012.

*En 2020, Tokyo deviendra la première ville de l’histoire à avoir organisé deux fois les Jeux paralympiques.

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