Les Régates Royales à Cannes : les hierarchies se confirment

Avec une fort belle journée de jeudi sous un zéphyr enfin établi à une douzaine de nœuds, les yachts classiques ont pu facilement avaler un double parcours triangulaire en baie de La Napoule : dans chaque catégorie, les hiérarchies commencent à se dessiner au profit des plus à l’aise dans les petits airs à l’image du Maxi IOR Il Moro di Venezia ou du 15mJI Mariska... Et du côté du golfe Juan, si la brise a eu du mal à trouver son rythme avant le début de l’après-midi, deux manches ont quand même pu être lancées pour les Dragon, les 5.5mJI et les Tofinou…

Si le scénario s’est une nouvelle fois déroulé selon les mêmes schémas (calme au matin, vent de Sud-Sud Est vers midi se renforçant en début d’après-midi jusqu’à 12-14 nœuds pour mollir avant la soirée), ce troisième épisode des Régates Royales-Trophée Panerai était dynamisé par un flux plus consistant et surtout plus régulier.

Et ce premier bord de louvoyage confirmait qu’il fallait non seulement trouver le bon endroit pour partir, mais aussi enchaîner les virements de bords avec précision. Mariska s’avérait le plus percutant pour s’imposer une nouvelle fois en temps réel parmi les plus grandes unités, le 23mJI Cambria ne pouvant tenir le rythme avec son jeu de voiles moins performant.

Belle confrontation en revanche parmi les Auriques avec Torben Grael (Linnet) impérial sur son NYYC-30 qui lui permettait de prendre le large au classement cumulé devant le Class-P de Marc Audineau (Olympian) et les deux « New-Yorkers » imaginés par Nathanaël Herreshoff, le NY40 de Jonathan Greenwood (Chinook) et le NY50 de Justin Burman (Spartan).

Et chez les Classique, Luigi Pavese (Samuraï) réalise un joli coup même s’il ne termine que quatrième de cette manche remportée par Philippe Monnet (Lys), puisqu’il prend le commandement au cumul devant Jean-Pierre Sauvan (Maria-Giovanna II).

Brendan Mc Carty (Rowdy) a du souci à se faire chez les Marconi même s’il termine à la deuxième place ce jeudi car Daniel Sielecki (Cippino) et Mauro Piani (Leonore) restent très pressants au classement général, ce qui n’est pas le cas dans la catégorie en dessous pour Angelo Mazzarella (Carron II) qui, même s’il a laissé la victoire aujourd’hui à l’architecte argentin German Frers (Fjord III), possède un bon coussin d’avance sur trois manches. Les conditions météorologiques s’annoncent légèrement plus favorables pour vendredi avec une brise de Sud-Est un peu plus soutenue…

Après quelques heures de patience, une petite brise s’installait dans le golfe Juan mais deux équipages trop pressés furent éliminés sous pavillon noir : le Français Stéphane Baseden (Outlaw) et le Russe Vasily Senatorov (Even Better)… Et une nouvelle fois, le match tournait au duel entre le Britannique Yvan Bradbury (Blue Haze) et le Russe Annatoly Loginov (Annapurna), arbitré par deux équipages français : Jean Bréger (Ulysse) et Gérard Blanc (Tsuica II)…

Mais une deuxième course était lancée à suivre et permettait de confirmer la hiérarchie à l’issue de cette banane : le Russe et le Britannique étaient quasiment assurés de monter sur le podium final demain vendredi, dernier jour de confrontation alors que la troisième place était encore très ouverte entre l’Allemand Pedro Rebelo de Andrade (Pow Wow) qui s’imposait de belle manière après un premier round en demi-teinte, et le Français Jean Bréger (Ulysse), la Britannique Gavia Wilkinson-Cox (Jerboa) et le Russe Igor Goikmberg (Zenith)…

crédit photo : Guido Cantini/Panerai

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