Vendée Globe 2016 - Une course technologique

La grande attraction de l'édition 2016, côté technique, est l'apparition des foils. Une amélioration qui amène un véritable gain de vitesse mais qui augmente le stress de l'avarie. Pour être certain de l’efficacité sur un tour du monde complet, il faudra attendre l’arrivée des premiers concurrents, en janvier prochain.

Depuis le début de l’année 2015, le dictionnaire de la voile, plus précisément celui des IMOCA (monocoques) a appris un nouveau mot : foil. On peut le traduire, littéralement, par "feuille" ou "papier d’aluminium". Sur les bateaux, le foil apparaît sur les flancs à la place des dérives. C’est une sorte d’ailette en forme de "L" (voir la photo d’illustration du bateau de Jean-Pierre Dick, StMichel-Virbac).

Le club des 7

Sur cette huitième édition, ils seront sept à utiliser les fameux foils : six nouveaux bateaux et un ancien remodelé (Beyou sur Maître Coq). Après un an et demi de tests, à l’entraînement et en course, les "ailettes magiques" ont fait leurs preuves...dans le bon comme le mauvais sens. Sur The Transat, Armel Le Cleac’h, muni de foils l’a emporté. Et la Transat New York-Les Sables a sacré Jérémie Beyou. Deux points positifs.

Mais, sur ces courses, ils sont nombreux à avoir été victimes d’avaries (Dick, Le Cleac’h, Lagravière). A cause des foils ou pas, la réponse est difficile à donner. Certains ont cassé après la rencontre avec un objet non identifié (appelé OFNI). Paul Meilhat, skipper de SMA et non utilisateur de foils, témoigne : "que ce soit avec des dérives ou des foils, les dégâts sont identiques. Je trouve que les bateaux équipés de foils sont plus fragiles."

« Passer la troisième »

Quand le vent se lève, ces foils amènent, selon différents skippers un gain de 10% de vitesse soit environ 3 nœuds en fonction des conditions. Pour faire simple, le bateau se lève grâce aux ailettes, laisse moins de traînée et glisse vite. Armel Le Cleac’h, skipper de Banque Populaire, s’explique : "le système a été fiabilisé, c’est l’avenir du circuit IMOCA pour été performant. Il faut être sur le qui-vive quand ça va très vite, cela demande un peu plus de pilotage."

Déjà la deuxième génération

Les foils n’en sont plus à leur coup d’essai. Durant ce Vendée Globe, Armel Le Cleac’h utilisera la deuxième version de cet artifice. « On a bien progressé depuis la mise à l’eau en juin 2015. Je dirais qu’on en est à la version 2.2, soit une version 2 optimisée. On a compris pas mal de choses, pas seulement à cause de la casse » a raconté le skipper de Banque Populaire face à la presse.

Crédit photo : Jean-Marie Liot / DPPI / Vendée Globe

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Jane Doe

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