Vendée Globe 2016 - Une édition "so international" *

Pour la première fois de l'histoire, le Vendée Globe réunira dix nationalités différentes. Au fil des années, la voile s'internationalise à l'image, cette année, du premier concurrent asiatique de l'histoire, le japonais Kojiro Shiraishi.

Quatre. Comme les quatre coins du monde d’où viennent les neufs représentants étrangers pour cette huitième édition. De la Nouvelle-Zélande aux Etats-Unis, en passant par le Japon, l’Espagne, la Suisse et la Hongrie sans oublier la Grande-Bretagne, l’Irlande et les Pays-Bas, ce Vendée Globe 2016 sera plus que jamais suivi partout sur la planète.

6 bizuths, 3 anciens

Sur la ligne de départ, ce dimanche, ils seront six "petits nouveaux". Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le timing fut serré pour boucler le budget, pour la plupart d’entre eux. Ils sont quatre à avoir eu recours au crowdfunding (financement participatif sur internet) et à l’appui d’association pour motiver d’autres sponsors. C’est le cas du catalan, Didac Costa qui partira sur "One Planet On Ocean" un an après avoir terminé la Barcelona World Race (course en double autour du monde).

Adam Roura, le traditionnel concurrent suisse a hâte d’y être : « C’est une histoire d’équipe, une aventure humaine. Je suis content de m’être battu et d’aller sur la ligne de départ ». Conrad Colman, lorientais d’adoption, est bluffé de l’atmosphère sablaise : « Ça n’existe qu’ici ce public, c’est unique ! Je suis déjà touché émotionnellement, sans avoir pris le départ  » explique-t-il face à la presse.

Les « vieux » ont de la bouteille

Inarrêtables anciens, inoxydables sexagénaires. Les quatre plus vieux de la course sont tous étrangers et deux d’entre eux sont des habitués des Sables d’Olonne à commencer par le hongrois Nandor Fa, 63 ans, qui était déjà de l’aventure en 1992-1993 (5e) et 1996-1997 (abandon). Le doyen de l’édition, Rich Wilson (66 ans) participera à son deuxième Vendée Globe avec pour objectif de battre son record (121 jours en 2008-2009).

L’Irlandais, Enda O’Coineen découvre l’épreuve à 61 ans et partira sur le bateau d’un ancien très bon skipper britannique, Mike Golding. Pour quelques mois Pieter Heerema, hollandais, ne sera pas le doyen mais il naviguera sur un bateau dernier cri, un avantage certain.

Thomson, un 60 pieds tape à l’oeil

Et comment ne pas évoquer le skipper dont le bateau attire l’œil sur les pontons du Port Olona. Alex Thomson et son bateau noir, Hugo Boss, fait partie des favoris à la victoire finale, quatre ans après sa troisième place. Cette édition, plus que jamais, il pourrait au moins égaler la meilleure place d’un étranger (Ellen MacArthur 2e en 2001).

L’attraction "samouraï"

Dès la grande conférence de presse à Paris, mi-septembre, Kojiro Shiraishi avait fait impression par son sourire et autres mimiques pendant la traduction. Le natif de Kamakura sera le premier concurrent asiatique de l’histoire de la course au tour du monde. Côté village, il est l’idole du public...et des médias japonais qui ont fait le déplacement en nombre (télévisions, radios et presse écrite). "C’est une grande étape pour moi d’être ici. Si je suis au départ, c’est aussi grâce à Roland Jourdain (3e en 2001) et Jean Le Cam qui m’ont beaucoup aidé." a déclaré le skipper de Spirit Of Yukoh en conférence de presse.

* = très internationale

Crédit photo : Jean-Marie Liot / DPPI / Vendee Globe

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Jane Doe

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