Dijon FC - OGC Nice (0-1) : les Aiglons gardent le cap

Dix-huitième victoire de la saison pour le Gym, qui n'en finit plus de se montrer crédible pour la course au titre. En attendant le match de Monaco ce soir, Nice est co-leader du championnat.

Qu’on se le dise, cet OGC Nice n’a pas l’intention de lâcher ! Grâce à son septième succès en déplacement de la saison, le Gym colle toujours aux basques des deux ogres de notre championnat.

En Bourgogne, face à une équipe actuellement barragiste, la tâche s’annonçait ardue. Si les Dijonnais restaient sur une mauvaise série (4 défaites en 5 matchs), leurs problèmes se situent plutôt loin de leur base, le Stade Gaston Gérard ayant fait tomber Lyon et accroché Monaco.

C’est donc avec calme et patience que le Gym est rentré dans la partie. "Ne pas raturer" les débuts de période était un leitmotiv maintes fois répété ces dernières semaines par Lucien Favre. Dans un 4-3-3 qui voyait Balotelli faire son retour, les Aiglons monopolisaient le ballon en début de partie (75% après 20 minutes). Si Balotelli se montrait disponible et jouait à plusieurs reprises en remise pour Eysseric ou Belhanda, la défense des locaux était cadenassée à double-tour et il était difficile pour les Niçois de parvenir dans la surface adverse en bonne position. Les Rouge et Noir s’en remettaient alors à des frappes plus lointaines de Cyprien (23e) ou Belhanda (29e) sans parvenir à trouver la mire.

Les locaux, orphelins de leur meilleur buteur Diony (suspendu) étaient timides et seule une intervention pleine de maîtrise de Dante devant Tavares (12e) était à signaler. Le Brésilien sera même à l’origine de la meilleure opportunité azuréenne, de la tête sur un corner de Seri, que Bela sauva sur sa ligne (37e).

Après cette première période jouée sur un petit rythme, le jeu s’accélérait quelque peu au retour des vestiaires. Les Aiglons essayaient d’étirer le jeu sur les côtés mais laissaient également plus d’espaces. Balotelli était le premier à se mettre en évidence, avec une belle frappe des 25m, parfaitement claquée par Reynet (55e). Lees-Melou avait lui manqué d’une pointure l’ouverture du score sur un centre fuyant d’Abed (56e).

Nice tissait sa toile en étouffant les locaux avec des redoublements de passe, mais se mettait en danger sur des approximations techniques. Sur l’une d’elles Sammaritano chipait le ballon sur le côté gauche, gagnait son duel face à Baysse mais, enfermé le long de la ligne de but, ne parvenait pas à trouver le cadre (59e).

Le chrono défilait et le Gym faisait la différence grâce à deux de ses hommes forts des dernières semaines. Lucien Favre venait de repositionner son équipe en 4-2-3-1, avec Valentin Eysseric sur la gauche et Wylan Cyprien sur le côté droit. A la passe le premier nommé, d’un superbe changement d’aile de 40m. A la conclusion l’Aiglon de Février, Wylan Cyprien, lancé comme une fusée et qui marquait un but qui rappelait celui qui avait donné la victoire aux Aiglons au Moustoir il y a 15 jours. Le Guadeloupéen pouvait aller fêter son but devant les 500 supporters niçois qui avaient traversé la France pour soutenir leur équipe (69e).

Il restait 20 minutes à jouer et à défaut de parvenir à tuer le match, les Rouge et Noir ont réussi à ne pas trembler. "On sait que l’on est solide quand on est défend tout ensemble" témoignait Arnaud Souquet après le coup de sifflet final. Malgré quelques attaques sans conviction des locaux, Yoan Cardinale ne sera jamais inquiété et ramène un nouveau clean-sheet, synonyme de nouvelle victoire pour des Niçois qui continuent leur parcours exceptionnel !

La stat’ : 12

Comme le nombre de victoires du Gym avec un but d’écart cette saison. Sur dix-huit succès, cela montre que Nice, même s’il ne domine pas outrageusement, est capable de remporter des matchs. C’est un peu ce qu’on appelle "la chance du champion".

La réaction de Lucien Favre

« Cette victoire est bonne à prendre. On est resté patient, car on sait que Dijon était dangereux. C’a été dur pour toutes les équipes ici, pour Marseille, Monaco, Lyon etc. La difficulté de ce match n’était pas une surprise pour moi. On est passé proche d’être mené 1-0, ils ont été tout le temps dangereux. Dijon a fait le match que je les ai vu faire contre pas mal d’équipes, qu’ils sont parvenus à embêter. Un 4-4-2 bien regroupé, discipliné, un peu attentiste mais avec un bon pressing. Pour parvenir à être plus dangeureux il fallait jouer plus vite ou percuter balle au pied. Il ne fallait pas s’énerver car c’est le meilleur moyen de prendre un contre. C’était hyper difficile mais ça va continuer comme ça. Mais notre ambition est intacte, gagner, mettre un but de plus que l’adversaire. »

La réaction d’Arnaud Souquet

« C’était un match difficile, on s’y attendait. Ce sera le cas à chaque match jusqu’à la fin de saison. C’est bien d’avoir le soutien de beaucoup de supporters. En deuxième mi-temps Dijon a plus poussé, mais on parvient à manquer dans un temps fort. Une fois qu’on mène, on sait qu’on est costaud derriere quand tout le monde défend. A la pause le coach nous a dit de plus passer par les ailes. Il faut féliciter Dijon qui avait bien bossé pour nous embêter en bloquant l’axe. C’est bien, il faut continuer. »

A Dijon, Stade Gaston Gérard,
Dijon FCO 0-1 OGC Nice (mi-temps : 0-0)

Affluence : 10 209 spectateurs

Arbitre : Bartolomeu Varela

But : Cyprien (69e) pour Nice

Avertissements : Abeid (25e), Lees-Melou (26e) à Dijon ; Cyprien (38e) à Nice

Dijon : Reynet - Chafik, Lotiès, Varrault (cap.), Hadadi - Abeid, Amalfitano, Lees-Melou, Sammaritano (Kwon, 87e) - Bela (Bahamboula, 76e), Tavares (Rivière, 90e)

OGC Nice : Cardinale - Souquet, Baysse (cap.), Dante, Dalbert - Seri, Cyprien, Walter - Eysseric, Balotelli (Le Bihan 87e), Belhanda

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Jane Doe

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