OGC Nice - AS Saint-Étienne : le Gym perd deux points

Plombés par une erreur défensive et par un arbitrage déplorable, les Aiglons sont tout de même parvenus à arracher le point du nul. Ils auraient aussi pu l'emporter en fin de match...

Tout y était, sauf la finition. Le jeu, le peps, les occasions. Nice mit tous les ingrédients, se montra globalement au dessus, mais manqua d’efficacité dans le dernier geste, ce qui le pénalisa tout au long de la rencontre. Mais Nice aurait pu tout perdre, et une unité n’est jamais à jeter, surtout face à des Verts aussi solides.

Un duel de haut de tableau était annoncé. Un duel de haut de tableau s’est déroulé. En 3-4-3 d’un côté, en 3-5-2 de l’autre, Niçois et Stéphanois ont proposé un très joli premier acte. Dans une Allianz Riviera de Noël, les seconds s’illustrèrent d’entrée, et les premiers prirent la suite, avec allant. Avec inspiration. Appuyés sur la mobylette Atal et l’infatigable duo Cyprien – Lees-Melou à la récupération.

D’entrée de jeu, un long ballon en profondeur de Saliba trouva Monnet-Paquet dans le dos du bloc rouge et noir, mais le piston loupa (heureusement) son contrôle (3’). Ce même Monnet-Paquet trouva la tête de Beric, Benitez s’interposa (8’) ; puis Polomat enleva trop une frappe (11’) et les Niçois, secoués dans le premier quart d’heure, prirent le contrôle des débats. Mirent de la vitesse et de la précision dans leurs échanges, et parvinrent souvent à trouver leur international algérien dans de bonnes conditions.

Avec du feu dans les jambes, Atal martyrisa Polomat chaque fois qu’il toucha le cuir, en mettant beaucoup de hargne dans toutes ses intiatives. De l’autre côté, Saint-Maximin se montra remuant, et à chaque fois que les hommes de couloirs furent touchés, il y eut danger. ASM toucha d’abord Tameze, dont la tête fut captée par Ruffier (14’) ; repiqua de la gauche vers l’axe et fit trembler le petit filet… extérieur de la cage verte (15’) ; hérita d’un ballon en sortie de corner, effaça Diony mais trouva une nouvelle fois sur son chemin le portier forézien (18’).

Excellent tout au long du premier acte, M’Vila perdit un ballon à la demi-heure, exploité par le duo Ganago – Tameze, mais la frappe du milieu s’envola (28’).

Enfin Atal, encore et toujours, croqua Polomat, en solo, entra dans la surface, s’essaya du droit. Ruffier détourna sur son poteau, et les deux formations regagnèrent les vestiaires dos à dos. Le buste bien droit. Le Gym afficha de la fraîcheur, de l’envie, 58 % de possession et 10 tirs à la pause. Les Verts de l’expérience et de la solidité. Personne n’oublia de jouer. Chaque contact fut appuyé. Bref, le choc accoucha d’un beau spectacle, en dépit d’un tableau d’affichage vierge.

Le superbe coup franc de Cyprien fut dévié par Ruffier d’entrée de second acte. Walter Benitez se coucha parfaitement sur une tête de Beric dans les 6 mètres (50’), et le ton fut donné d’entrée. Chacun allait se rendre coup pour coup. Au propre comme au figuré. Le visiteur toucha le premier, en misant sur une erreur d’inattention locale. Parfait jusqu’à là, Malang Sarr laissa filer un ballon en corner, en voulant soigner la relance. Sur le coup de pied de coin, Selnaes hérita du cuir à la retombée, plaça une frappe puissante, repoussée par le poteau. Diony suivit et ajusta parfaitement (0-1, 54’).

Derrière, après un nouveau numéro, Atal déposa le ballon sur Ganago, mais l’avant-centre manqua le cadre (55’). Une énorme occasion - encore une - avant que tout ne s’emballe.

Sur un contre stéphanois, Hérelle écopa d’un carton rouge direct sur un tacle en position de dernier défenseur. Dans la foulée, ce fut au tour de Salibur de quitter prématurément l’aire de jeu, pour un deuxième jaune (63e) après une grosse faute sur Cyprien.

A 10 contre 10, les espaces s’ouvrirent. Sainté chercha le break, le Gym voulut se refaire la cerise. Une odeur de K.O. plana sur la Plaine du Var. Tactiquement, Rémi Walter, très propre pour son retour dans le 11 de départ, glissa dans le couloir gauche pour la dernière demi-heure.

Wylan Cyprien enroula un coup franc somptueux, à un quart d’heure du terme. Infranchissable, Ruffier alla le chercher dans la lucarne (73’). Sur le corner qui suivit, Malang Sarr enleva trop son tir, mais le Gym poussa de plus en plus fort. Dante mit une tête au dessus, sur laquelle tout le stade se leva et se rassit (76’).

Mais les Aiglons ne baissèrent jamais la tête. Ils finirent par être récompensés. Sur une nouvelle différence, Allan Saint-Maximin fut déséquilibré (pas si sûr au vu des images) dans la surface, et Wylan Cyprien, en patron, délivra les siens en ouvrant son pied (1-1, 81’).

Derrière, les chevaux furent lâchés. Benitez sortit une manchette magnifique sur une frappe de Nordin (85’). C’était avant la balle de match, amenée par Atal, et déposée sur le pied de Lees-Melou. Seul aux six mètres, le milieu manqua la cible. Et le Gym, dans l’ensemble, manqua d’efficacité dans le dernier geste, ce qui le pénalise à l’heure des comptes.

Néanmoins, il a joué, affiché du caractère et refusé la défaite. Ce qui lui a offert un nouveau point.

LA STAT’ : 641

Walter Benitez a encaissé son premier but en Ligue 1 après avoir gardé sa cage inviolée pendant 641 minutes, un record cette saison en championnat.

LES NOTES DES JOUEURS

Walter Benitez : 8
Encore une superbe prestation du gardien argentin. Auteur de 3 parades décisives, Walter sauve les meubles grâce à une magnifique manchette en fin de match. Nice peut lui dire merci. Encore une fois.

Dante : 5,5
Mis à mal par la vitesse des attaquants stéphanois, le capitaine est pourtant impérial dans le un contre un. Habituellement parfait dans la relance, le brésilien s’est montré fébrile dans ce domaine.

Christophe Hérelle : 4
Mis en difficulté à chaque attaque, le jeune français a même reçu un carton rouge suite à une faute sur Beric. C’est toute la défense centrale niçoise qui a souffert.

Malang Sarr : 3
Absent dans les duels, absent dans la relance, absent tout court. L’international espoir français est totalement passé à côté de son match. Il est même à l’origine du corner qui amène le but de l’ASSE, après avoir beaucoup trop reculé sur un dégagement pourtant anodin de Stéphane Ruffier.

Youcef Atal : 7
Encore une fois l’algérien est au four et au moulin. Timide pendant une mi-temps, le latéral droit niçois a ensuite fait tourner la tête à son vis-à-vis. Intenable en seconde période, il a multiplié les courses et les décalages. Il touche même la barre en première mi-temps. Encore un gros match.

Wylan Cyprien : 6
Positionné devant la défense, le milieu de terrain a fait le travail défensif sans trop apporter offensivement. A noter deux coups-francs cadrés qui ont inquiété Stéphane Ruffier. Buteur sur penalty.

Pierre Lees-Melou : 5
Associé à Cyprien, il s’est battu sur tous les ballons. Une bonne débauche d’énergie qui a un peu caché son déchet dans le jeu. En retard sur beaucoup d’attaques stéphanoises. Il rate l’immanquable à moins de cinq minutes de la fin. Rageant.

Adrien Tamèze : 5
Comme face à Angers, il a été positionné plus haut sur le terrain. Trop de passes vers l’arrière. Il n’apporte pas assez offensivement.

Rémi Walter : 5
Tout comme son compère Tamèze, une belle débauche pour masquer ses erreurs. Repositionné à gauche lors du carton rouge de Hérelle.

Allan Saint–Maximin : 7,5
Une activité folle ! Des courses vers l’avant, de la percussion dès la 1re minute jusqu’à la 90e. Il a rendu fou la défense adverse. Obtient un penalty (généreux) transformé par Cyprien.

Ignatius Ganago : 5,5
Titularisé en pointe, il remplace Mario Balotelli blessé. Peu de ballons corrects mais une belle activité. Limité techniquement, l’attaquant compense par son agressivité. A revoir mais de belles promesses.

LA RÉACTION DE PATRICK VIEIRA

Je retiens l’esprit positif du groupe. Nous avons été menés et avons poussé pour revenir, on y est arrivé et on a même la possibilité de gagner le match. Dans l’envie et l’attitude c’était bien, les joueurs ont tout donné. Dans les 15-20 dernières minutes on méritait sûrement mieux. Il y a eu des occasions des deux côtés, il aurait pu y avoir 2-2 ou 3-3. Mais on reste frustrés car dans les dix dernières minutes il y avait la place pour prendre les 3 points. Lorsque l’on regarde nos derniers matchs on tournait entre 5 et 10 frappes. Là on est à plus de 20, ça vaut dire que l’on progresse, qu’on se met en situation de frapper au but. Il faut continuer à travailler pour donner plus de confiance aux joueurs pour arriver à la mettre au fond.

LA RÉACTION DE WYLAN CYPRIEN

On va garder les points positifs, on est revenu au score. On a été réduits à 10, eux aussi, on a poussé. Nous nous sommes procuré un pénalty, avec un très bon Allan ce soir, qui a énormément percuté et a su se créer des occasions. Mais nous n’avons pas su tuer le match, notamment à la fin, sur l’action de Pierre, même s’il y en a eu d’autres avant. Il va falloir vite se remettre au boulot. Il nous reste la réception de Guingamp mercredi et le déplacement à Strasbourg. Il faut faire le plein de points avant la trêve hivernale pour passer les fêtes tranquillement.

A Nice, Allianz Riviera,
OGC Nice 1-1 AS Saint-Étienne (0-0 à la mi-temps)

Affluence : 19 250 spectateurs

Arbitre : Thomas Léonard

Buts : Cyprien (81’ s.p.), Diony (54’) pour Saint-Etienne.

Avertissements : Hérelle (30’), Atal (45+2’) pour Nice ; Salibur (35’, 63’) pour Saint-Etienne

Expulsion : Hérelle (55’) pour Nice ; Salibur (63’) pour Saint-Etienne.

OGC Nice : Benitez - Hérelle, Dante (cap), Sarr - Atal, Lees-Melou, Cyprien, Saint-Maximin - Tameze (Srarfi 72’), Walter - Ganago.

AS Saint-Etienne : Ruffier - Polomat (Abi 88’), Perrin (cap), Kolo, Saliba - Monnet-Paquet, M’Vila, Selnaes, Salibur - Diony (Gueye 75’), Beric (Nordin 67’).

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Jane Doe

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