OGC Nice - Dijon FCO (2-1) : Nice est champion d’automne

Sans forcément briller, Nice a fait le job face à Dijon (2-1) et est assuré de passer les fêtes au sommet de la Ligue 1.

"C’est Noël depuis août". Comme le dit la banderole de l’Armada Rumpetata Nissa, Nice sait gâter ses supporters, qui se sentent comme dans un rêve. Et le rêve se poursuit avec une treizième victoire en dix-huit matchs. Ce n’est pas forcément la plus belle de la saison mais elle a sa part d’importance.

En l’absence de Ricardo et de Dalbert, Lucien Favre a remanié sa défense. Maxime Le Marchand et Dante sont alignés en défense centrale, accompagnés de Arnaud Souquet et Malang Sarr. Devant eux, la triplette Cyprien-Seri-Walter est reconduite, juste en-dessous de Pléa et Belhanda, qui soutiennent Balotelli en pointe.

Le Gym tente de mettre sous pression son visiteur dès le coup d’envoi et pose le pied sur le ballon, redouble les échanges et mise sur l’appui de ses supporters pour étouffer les Bourguignons. Mais ils résistent dans un premier temps, tout en se montrant dangereux grâce à la puissance et la qualité de percussion de Loïs Diony, poison constant très remuant, qui se procure une belle occasion sur un raid solitaire ponctué par une frappe non-cadrée au quart d’heure.

C’est pour Mario, c’est cadeau

Mais à la demi-heure de jeu, une longue transversale d’un Dante, énorme ce dimanche, traverse le pré d’un bout à l’autre pour déverrouiller la défense à 5 des Dijonnais. L’international brésilien trouve Pléa qui crochète Abdelhamid avant de se faire déséquilibrer dans la surface. M. Millot indique le point de pénalty, Super Mario transforme l’aubaine et célèbre son 7e but en L1 d’un poing rageur.

Le Gym croit avoir fait le plus dur. Un jeu dangereux de Souquet dans sa propre surface, ayant pour conséquence un pénalty, entrave cette belle pensée. Tavares frappe au milieu et remet les compteurs à 0. Tout est à refaire pour des Aiglons dangereux sur coup-franc (Cyprien à la 26e, Balotelli à la 46e) mais exposés.

Et si le DFCO aurait pu être mené à la pause, il aurait également pu virer devant, si Dante n’avait pas enlevé sur sa ligne un ballon cafouillé sur un coup franc lointain (22e) et que Cardinale ne s’était pas couché avec sérénité sur une frappe de Chafik (40e).

D’entrée de second acte, Arnaud Souquet avale son couloir et adresse un centre puissant dans la surface adverse. Super Mario, en renard, dévie le ballon et redonne l’avantage aux siens (50e). Avantage préservé par un arrêt serein de Cardinale dans la foulée, puis une nouvelle horizontale du portier sur une volée de Tavares à l’heure de jeu.

Il était écrit que les Aiglons ne seraient jamais tranquilles tant que le break ne serait pas fait. Celui-ci manque de venir sur un missile déclenché par l’international italien, très en jambes cet après-midi (66e). La tête chercheuse, partie du côté droit, achève sa course à côté du montant de Reynet, provoquant un frisson collectif.

Les coéquipiers d’Alassane Pléa reculent d’un cran en fin de partie, les jambes un peu lourdes. Ils s’appliquent à bien défendre leur but d’avance. Malgré quelques situations dangereuses, il ne fabilissent pas, et observent même avec envie un ballon de Walter repris à une touche par Pléa, qui termina sa course sur la barre (87e).

Le score n’évolue pas, et Nice s’assure à nouveau une petite avance sur Monaco et Paris. D’autant plus que plus tard dans la soirée, Monaco s’incline sur sa pelouse face à Lyon (1-3). Avec quatre points de retard, les monégasques sont contraints de laisser la place honorifique de champion d’automne à l’OGC Nice. Anecdotique, certes, mais c’est toujours ça de pris.

La stat’ : 0

Comme le nombre de cartons rouges qu’a reçu l’OGC Nice cette saison. Celui de Mario Balotelli contre Lorient est un cas à part, ayant été retiré plus tard. Nice occupe logiquement la tête du classement du fair-play avec seulement 25 cartons jaunes.

Par ailleurs, Nice n’a pas pris de carton rouge en Ligue 1 lors de ses 28 derniers matches, l’ultime expulsion remontant au 26 février dernier face à Bastia (Paul Baysse).

La réaction de Lucien Favre

« Il n’y a aucune surprise pour moi. Dijon est une équipe bien organisée, quel que soit son système, je savais que ça serait dur. C’est dur pour toutes les équipes. Ils ont mis 4-2 à Lyon, fait 1-1 contre Monaco, perdu a la dernière minute contre Bordeaux, mené 3-1 à 10 minutes de la fin contre Guingamp… ça veut tout dire. Ils ont des bons joueurs, devant ils sont dangereux, au milieu c’est très actif. Ca court beaucoup, c’est très athlétique. Dans ce domaine là, on a souffert. Mais on est contents de gagner un match très difficile. Ca aurait pu tourner autrement, ils ont poussé et on n’a pas eu beaucoup d’occasions. Il nous a manqué des choses. Dans l’équilibre défensif/offensif on a eu de la peine ».

La réaction de Wylan Cyprien

« C’était important de gagner. Il manquait peut-être la manière, mais nous avons donné le maximum et le résultat est là. De tels matchs font partie de l’apprentissage pour atteindre le plus haut niveau. C’est important pour le moral, surtout après la défaite concédée en coupe de la Ligue. Nous allons retourner à Bordeaux (match ce mercredi à 20h50) avec la volonté de nous imposer ».

La réaction de Yoan Cardinale

« C’est un beau parcours, nous sommes maintenus officiellement ! Plus sérieusement, nous sommes très contents de ce que nous avons réalisé mais nous ne comptons pas nous contenter de ces 43 points, ça n’est pas l’objectif. L’objectif, c’est d’aller le plus haut possible, de ne se fixer aucune limite. Il reste beaucoup de chemin à faire. Champion d’automne, ça n’est pas inscrit dans le palmarès. Si je serai Lyonnais ce soir ? Non, on reste niçois à 100%. Par contre, si Lyon a la bonne idée d’aller faire un résultat à Monaco ce soir, cela ne nous dérangerait pas ! »

A Nice, Allianz Riviera,
OGC Nice 2-1 Dijon FCO (mi-temps : 1-1)

Affluence : 29 229 spectateurs

Arbitre : M. Benoit Millot

Buts : Balotelli (33e sp, 50e) pour Nice ; Tavares (36e sp) pour Dijon

Avertissements : Souquet (35e) pour Nice ; Abdelhamid (32e), Rüfli (41e), Gastien (86e) pour Dijon.

Expulsion : Varrault (89e) pour Dijon

OGC Nice : Cardinale - Souquet, Dante (cap), Le Marchand Sarr - Seri (Koziello, 78e), Cyprien, Walter - Belhanda, Balotelli, Plea.

Dijon FCO : Reynet - Chafik, Lang (Bela, 82e), Varrault (cap), Abdelhamid, Rüfli - Lees-Melou (Sammaritano, 75e ; Riviere 90e), Abeid, Gastien - Tavares, Diony

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Jane Doe

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