OGC Nice - Paris SG (3-1) : Magistraux !

Dans un stade comble, les Aiglons ont dominé une équipe de Paris trop nerveuse (3-1) et ont quasiment offert le titre à Monaco.

Ce soir, l’Allianz Riviera était sur son 33 000. Pour une fois, le public niçois avait répondu présent. Il n’aura pas été déçu du voyage.

Invaincu à domicile cette saison (et depuis presque un an et demi), Nice recevait donc le Paris Saint-Germain, cette équipe construite à coup de stars et de millions et qui règne sur toute la Ligue 1. Toute ? Non ! Car un petit club résiste encore et toujours à l’envahisseur. Oui, le PSG a pris Nice de haut en abordant son match.

Et pourtant, le match aller aurait du servir de leçon aux parisiens. Dépassés en première mi-temps et menés 2-0, ils avaient réagi mais y avaient laissé des plumes.

Sans doute portés par le public en transe de l’Allianz Riviera, les Aiglons ont d’abord fait le dos rond face à une équipe parisienne mieux rentrée dans son match. Première alerte dès la cinquième minute, lorsque Cardinale repousse une frappe de Di Maria, dégagée en catastrophe par Baysse.

Une entame de match compliquée pour Nice, malmenés par le pressing haut et l’intensité physique du PSG. Dalbert s’offre tout de même une très longue percée sur son côté gauche, stoppé de justesse par Aurier (9e).

Et c’est sur un nouveau débordement, cette fois de Ricardo sur le côté droit, que le verrou parisien cède. Maxwell enrhumé, le portugais sert Balotelli qui fusille Trapp du gauche (1-0, 26e). Presque contre le cours du jeu, Nice mène. Mais pour l’ensemble de son oeuvre, c’est tellement mérité.

Mario Balotelli justement, parlons-en. Auteur d’un grand match, l’italien a régalé son public. Ovationné dès l’échauffement, il a réalisé un match plein, récupérant un bon nombre de ballons, mais aussi en chahutant et en provoquant les joueurs parisiens.

Des parisiens qui sortent de leurs gonds dès la demi-heure de jeu, lorsque Cavani marche sur le dos de Paul Baysse, (presque) involontairement. Heureusement, grâce à un arbitre plutôt complaisant, l’uruguayen finira le match sur le terrain.

A peine la seconde mi-temps débutait que Paris recevait le coup de massue : après un contre initié par Belhanda, Ricardo Pereira récupère le ballon, perce dans l’axe puis envoie une merveilleuse frappe enroulée dans la lucarne opposée (2-0, 48e).

Le genou à terre, le PSG craque, les nerfs lâchent. Entre deux occasions dangereuses, Draxler découpe Belhanda face au banc niçois. Le ton monte, et Cavani (encore lui) bouscule... Lucien Favre. Un geste qui aurait du lui valoir un carton rouge. Quelques instants plus tard, Matuidi pousse Balotelli dans le dos, n’ayant pas apprécié ses passements de jambes.

Et pourtant Paris va reprendre espoir sur corner, Marquinhos reprenant une tête de Thiago Silva, laissant Cardinale, jusqu’ici impérial, impuissant (2-1, 65e). Le portier niçois, injustement privé de nomination aux trophées UNFP du meilleur gardien, dégoûtera les parisiens pendant de longues minutes qui sembleront des heures pour le peuple niçois, fébrile à l’idée de voir revenir les parisiens au score.

La délivrance viendra dans le temps additionnel, quand les entrants Le Bihan et Donis se mettent en avant : le premier adresse un centre parfait pour le second qui n’a plus qu’à alourdir la marque (3-1, 90+2e).

Entre temps, Paris aura eu le temps de voir rouge deux fois : Thiago Motta est exclu pour un coup de tête sur Baysse (90e), puis Angel di Maria le rejoint au vestiaire pour un attentat gratuit sur la jambe de Souquet (90+3e).

La défaite parisienne offre donc un boulevard pour le titre au grand rival des Niçois, l’AS Monaco. A moins qu’une fin de saison complètement renversante n’offre un titre inespéré mais tellement mérité à des Aiglons qui auront fait briller leurs couleurs devant la France du foot, si ce n’est plus. Après tout, c’est pour ça qu’on aime le Gym.

La stat’ : 33 190

Non, vous ne rêvez pas, l’Allianz Riviera était comble ce soir (enfin presque, le parcage visiteurs étant aux trois quarts vide) ! C’est tellement dommage d’attendre la 35e journée et un choc contre le PSG pour voir que oui, le peuple niçois peut se déplacer en masse. Alors oui, "c’est chiant pour se garer", "c’est chiant pour repartir", "les navettes sont catastrophiques", "le Pan Bagnat à six euros est dégueulasse", mais franchement, la bande à Dante ne mérite-t-elle pas que l’on prenne sur soi, quitte à y laisser une heure ou deux de plus, pour avoir un peu plus de soutien ? Si près de 20 000 supporters le font à longueur de saison, pourquoi pas tous ceux présents ce soir ? Le match contre le PSG a offert une formidable vitrine à l’Allianz Riviera et au Gym. Certains supporters lançaient en quittant le stade : "Ah bah on reviendra !". Et bien revenez ! Venez vous régaler devant le Gym, qui à l’heure de refermer le livre de la saison 2016-2017, terminera sur le podium. Si même un podium ne vous suffit pas, alors vous n’êtes pas des "vrais".

Bon, allez... On vous aide un peu : le dernier match, contre Angers (non ce n’est pas le PSG mais l’ambiance est la même), c’est dimanche 14 mai, à 21h (le même horaire qu’hier soir donc pas d’excuses). Et les places sont en vente ici : https://billetterie.ogcnice.com/fr/meeting/2816/ogc-nice-angers-sco/allianz-riviera/14-05-2017/21h00

Et vous savez quoi ? Les enfants de moins de douze ans sont invités ! Mais chut, ça reste entre nous...

La réaction de Lucien Favre

« On a fêté cette victoire mais de manière modérée. Un beau match très engagé avec de l’intensité. Nous avons marqué aux bons moments de la partie. Nous avons réalisé une bonne première période, le PSG aussi. Nous avons tenu le choc. Nous avons dû reculer après notre deuxième but. Nous prenons un but sur un corner qu’on n’aurait pas dû concéder. Il était important de rester dans le jeu ».

La réaction de Jean-Pierre Rivère

« C’est un beau match, mais un match qui complète notre saison. Encore une fois, on n’est pas là par hasard, on sait où on est, on connait notre niveau et tous les progrès qu’on a à faire. C’est une belle satisfaction pour les joueurs, pour le public. En plus nos supporters sont encore une fois interdits de déplacement (à Marseille dimanche prochain), c’est tous les matchs, alors qu’ils ont un comportement exemplaire, c’est un peu dommage. Nous, on continue à faire nos matchs, les uns après les autres, c’est la réalité. On ne se focalise sur rien, on joue juste au ballon. Les garçons se sont fait plaisir ce soir, c’est une très belle chose. On verra où on se trouve à la fin. J’ai quelques regrets sur les derniers matchs, avec des petites décisions arbitrales qui nous ont été défavorables. C’est dommage, parce que ça nous aurait peut-être permis d’être placés différemment. Mais c’est comme ça, c’est le football, on ne va revenir en arrière. C’est une belle soirée ».

La réaction de Yoan Cardinale

« Mathématiquement le titre est jouable, on va essayer d’aller faire un bon résultat à Marseille pour titiller le PSG, après qu’on finisse deuxièmes ou troisièmes on aura fait une saison exceptionnelle. En deuxième période, ils étaient assez tendus, on va pas dire qu’ils ont vu le titre filer mais c’est tout comme, c’est normal qu’il y ait eu de la tension côté parisien ».

A Nice, Allianz Riviera,
OGC Nice 3-1 Paris SG (1-0 à la mi-temps)

35e journée de L1 - 30/04/2017

33 190 spectateurs

Arbitre : Rudy Buquet

Buts : Balotelli (26’), Ricardo (48’), Donis (90’+2) pour Nice ; Marquinhos (65’) pour Paris.

Avertissements : Dalbert (21’), Seri (40’) pour Nice ; Meunier (50’), Draxler (59’), Cavani (59’) pour Paris.

Expulsions : Thiago Motta (90’), Di Maria (92’) à Paris

OGC Nice : Cardinale - Souquet, Baysse (cap), Dante, Dalbert - Koziello (Obbadi, 84’), Seri - Ricardo, Belhanda, Eysseric (Donis, 75’) - Balotelli (Le Bihan, 76’).

Paris SG : Trapp - Aurier (Rabiot, 65’), T.Silva (cap), Marquinhos, Maxwell (Meunier, 46’) - Verratti, T.Motta, Matuidi - Di Maria, Cavani, Draxler (Lucas, 78’).

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Jane Doe

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