OGC Nice - SM Caen (2-2) : le Gym fait sa remontada

Les Aiglons ont passé une sale soirée mais parviennent à sauver un point grâce à un caractère de champion. Mais que de regrets...

Aux abords de l’Allianz Riviera, la "remontada" de Barcelone face au PSG en Ligue des Championsz est encore dans tous les esprits : "tu as vu le coup franc de Neymar ? Magnifique !" ou encore "Trois buts en cinq minutes, ils se sont écroulés" sont entendus sur le parvis du stade.

Pourtant la Ligue 1 reprend ses droits ce soir et le Gym accueille Caen, son unique bourreau de la phase aller (défaite 1-0 le 6 novembre). Placés dans leur 4-3-3 habituel (seul Marcel remplace Belhanda, suspendu), les Aiglons lancent la rencontre comme ils savent le faire, tambour battant. Souquet (8e) et Balotelli (15e) sont les premiers à frapper au but. Caen fait le dos rond tandis que Nice pose son jeu, sans toutefois être inquiétants.

Cauchemar en défense

Et les niçois vont le regretter. A la demi-heure de jeu, un beau mouvement caennais est conclu par Ivan Santini, qui saute plus haut que Dante et surprend Cardinale (0-1, 35e). Le Gym est sonné mais se reprend grâce à Eysseric, mais sa frappe passe juste à côté (41e).

Comme lors du match aller, Caen "a garé le bus" devant les buts et les normands jouent le contre. Les Aiglons, trop peu dangereux, vont le payer dès le retour des vestiaires. Surpris par une transversale pour Karamoh, Dante est trop court et Cardinale manque complètement sa sortie lointaine. Le ballon rebondit dans la surface mais Dante se troue, permettant à Karamoh de marquer le deuxième but (0-2, 50e).

La soirée tourne au cauchemar lorsque Wylan Cyprien, bousculé dans les airs par Rodelin (on parlera de l’arbitrage plus tard), retombe mal et se tord le genou. L’image est effrayante, on craint la rupture des ligaments voire la fracture du tibia. Le milieu niçois, l’homme en forme du moment, est évacué sur civière et remplacé par Mickaël Le Bihan, héros de l’Allianz Riviera il y a deux semaines.

Et soudain, la "remontada"

Quelques minutes plus tard c’est Tassos Donis qui fait son entrée pour suppléer un Balotelli plutôt présent sur le front de l’attaque. C’est d’ailleurs l’international italien qui va réveiller les travées de l’Allianz Riviera.

Sur un centre de Dalbert, Dante, au second poteau, profite d’une mauvaise sortie de Vercoutre pour remettre le ballon sur Balotelli, qui marque dans le but vide (1-2, 71e). Le Gym reprend espoir et l’ambiance remonte. Le stade se réveille et pousse ses Aiglons. Poussés par une ambiance folle, les Niçois repartent de l’avant.

Après un pénalty oublié sur Le Bihan puis Eysseric, un nouveau centre de Dalbert sème la panique dans la défense caennaise. Un cadeau pour Tassos Donis, qui au point de pénalty (comme quoi) s’aide des deux poteaux pour égaliser. Le peuple rouge et noir exulte. Un quart d’heure de folie s’annonce.

Mais le tournant du match arrive à la 85e minute. Après une volée au-dessus de Le Bihan (84e), un corner de Seri est dévié par la main de Da Silva. Tout le monde autour du terrain (même Mèfi) voit la main, tout le monde sauf... M. Letexier, l’arbitre du match. Alors que les niçois protestent, l’arbitre assistant appelle l’arbitre central. Mais M. Letexier refuse. Corner pour Nice, et pas de pénalty.

Le Gym est lésé d’un pénalty qui aurait pu lui donner trois points. Là ou le PSG avait, la semaine dernière, hérité d’un pénalty généreux face à Nancy (victoire 1-0 grâce à ce pénalty). On dit que cela s’équilibre en fin de saison mais ça commence à faire beaucoup. Une erreur d’arbitrage qui plombera la fin de match, un Gym démoralisé tentant de jouer face à des Normands spécialistes de l’anti-jeu et du gain de temps. Le Gym s’est offert une remontada à sa façon.

L’arbitrage de M. Letexier d’autant plus troublant qu’en première mi-temps, la plupart des fautes caennaises étaient systématiquement sifflées. Pire encore, après le match, Jean-Pierre Rivère raconte avoir croisé M. François Letexier qui a reconnu son erreur, celui-ci ne voulant pas se déjuger.

« Je suis allé voir l’arbitre à la fin de match et je lui ai dit : « Que vous fassiez une faute c’est normal, ça fait partie de l’arbitrage, mais votre juge de touche vous dit qu’il y a pénalty. » Il me répond : « J’ai revu les images, et effectivement, il y avait pénalty, j’ai fait une erreur. » Ça arrive, mais c’est dommage qu’une saison se joue sur des petites erreurs comme ça, ça peut être préjudiciable. » La déclaration du président niçois montre bien l’importance de l’erreur de l’arbitre. Hélas, Nice n’est pas un club du même acabit que Paris, Lyon ou Monaco.

Si les Aiglons peuvent s’en prendre à l’arbitre ou à l’anti-jeu caennais, ils peuvent aussi regretter de ne pas avoir joué pendant près d’une heure. Une heure durant laquelle le Gym a totalement déjoué et bafoué son jeu. Ce matin, le Gym est deuxième de Ligue 1. Il ne reste plus qu’à espérer que Paris et Monaco feront d’autres faux-pas pour continuer à rêver. Il reste neuf matchs avant la fin de la saison.

La stat’ : 2

C’est déjà la deuxième fois cette saison que Nice rattrape deux buts de retard pour sauver le nul. La dernière fois remonte au 12 février et un match nul à Rennes. Anastasios Donis avait d’ailleurs déjà marqué lors de ce match.

La réaction de Lucien Favre

On est content de faire 2-2, alors qu’on était menés 2-0. Caen était bien organisé. On fait presque le 3-2 à la fin. Ca sera à la limite jusqu’à la fin de saison, on le sait. On a 63 points. On a notre meilleur buteur absent depuis quelques semaines. On prend des risques à 0-1, on prend le deuxième but en contre. On s’est battus pour revenir. On oublie de défendre à 100% parfois. On veut trop gagner et on en oublie de jouer et donc de défendre. Leur premier but est trop facile à marquer. A l’aller ils nous avaient déjà posé des difficultés, ils ont bien joué le coup. Karamoh, Santini, Rodelin devant, c’est pas mal. Mais malgré ça, on a continué à jouer. On y a cru.

La réaction de Paul Baysse

Notre réaction, c’est le point positif. Une fois de plus on a fait preuve de caractère. On a démontré qu’on était capable, quand on joue notre jeu, de mettre toutes les équipes en difficulté. Je suis fier de la réaction qu’on a eu. Malheureusement c’est une réaction. On doit être plus dans l’action que la réaction. On court après le score, c’est difficile d’être mené par une équipe qui joue bas, resserré. Le gros point positif c’est qu’on est pas loin du 3-2. Il y a au moins un penalty pour nous en fin de match.

La réaction de Dante

La première période n’était pas très bonne. On n’était pas bien en jambes, on était lent dans tous les domaines : les courses, les passes et les enchaînements. On n’était pas bien, c’est tout, et on a pris deux buts. La réaction a été magnifique. Dans ces cas-là, on retient le positif. Si on avait mené 2-0 avant de concéder le nul, ça aurait été négatif. Là, je le redis, c’est du positif, malgré le fait qu’on voulait absolument les trois points.

A Nice, Allianz Riviera,
OGC Nice 2-2 SM Caen (mi-temps : 0-1)

Affluence : 23 640 spectateurs

Arbitre : François Letexier

Buts : Balotelli (70’), Donis (77’) pour Nice ; Santini (36’), Karamoh (49’) pour Caen

Avertissements : Souquet (41’), Donis (89’) pour Nice ; Ben Youssef (56’) pour Caen

OGC Nice : Cardinale - Souquet, Baysse (cap), Dante, Dalbert - Seri, Cyprien (Le Bihan, 57’), Walter - Eysseric, Balotelli, Marcel (Donis, 63’).

SM Caen : Vercoutre - Da Silva, Yahia, Ben Youssef - Guilbert, Adéoti, Ferret (cap.), Bessat - Karamoh (Leborgne, 71’) - Rodelin, Santini

SUCCÈS POUR "JE PEUX PAS, J’AI GYM"

L’opération "Je peux pas, j’ai Gym", qui vise à inviter toutes les femmes au stade à l’occasion de la journée de la femme, a été une réussite. Près de 6 500 femmes ont assisté au match grâce aux billets offerts pour l’occasion. De quoi espérer fédérer un nouveau public...

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Jane Doe

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