OGC Nice - Toulouse FC : relancer la machine

Le Gym reçoit Toulouse ce soir (20h) avec la ferme intention de se reprendre après une défaite illogique à Metz.

Le 29 novembre dernier, les Aiglons se rendaient au Stadium lors du match aller. Séché par Lyon chez lui (5-0), en plein doute, le groupe de Lucien Favre y a amorcé son retour au premier plan. Menés au bout dès la 3’ minute, réduits à 10 peu avant la pause, il semblait pourtant s’acheminer vers son 9e revers de la saison en L1... Celui-ci arriva finalement fin janvier 2018, à Metz (1-2). Entre temps ? Un retournement de situation et une victoire à Toulouse (2-1), suivis de 5 succès et 2 nuls en championnat. Suffisant pour éclaircir l’horizon et remonter au classement (le Gym est 6e à l’aube de la 24e journée, après avoir été relégable… durant le match aller face au Téfécé).

Pour son premier match de l’année 2018, le Gym retrouva la Haute-Garonne et l’adversaire violet. Il n’y réalisa pas la même performance que lors de son premier voyage de la saison. Sans inspiration, il encaissa un but de Somalia à la 51’ minute et n’eut pas le ressort pour renverser les événements. Cette « revanche » mit un terme prématuré au parcours des Aiglons en Coupe de France (en 32e de finale).

Comme prévu, Lucien Favre a dû composer sans Souquet, Marlon, Le Marchand, Cyprien et Saint-Maximin (forfaits). Lees-Melou et Balotelli sont quant à eux suspendus pour cette rencontre.

Au rayon des bonnes nouvelles, le Gym enregistre le retour de Christophe Jallet et d’Arnaud Lusamba, tandis qu’Ihsan Sacko a été appelé pour la première fois sous ses nouvelles couleurs.

Côté toulousain, si Alexis Blin, absent lors de la dernière journée, et la recrue Firmin Mubele (en provenance de Rennes) ont été déclarés aptes à jouer, Christopher Jullien et Issa Diop ne prendront pas part au voyage sur la Côte d’Azur.

Contraint de repenser sa charnière centrale, le coach Mickaël Debève devra également remplacer Issiaga Sylla (latéral gauche), ainsi que le Brésilien Wergiton Somalia, unique buteur lors du 32e de finale de Coupe de France début janvier (1-0 pour le TFC). Enfin, le 2e meilleur buteur du Téf’, Andy Delort (4 buts) est également forfait pour cette rencontre.

LE GROUPE NIÇOIS

Gardiens : Cardinale, Benitez

Défenseurs : Sarr, Coly, Burner, Dante, Jallet, Perraud

Milieux de terrain : Makengo, Marcel, Seri, Lusamba, Tameze, Mendy

Attaquants : Plea, Srarfi, Sacko, Ganago

LE GROUPE TOULOUSAIN

Gardiens : Goicoechea, Lafont

Défenseurs : Amian, Fortes, Michelin, Moubandje, Yago

Milieux de terrain : Blin, Bodiger, Cahuzac, Durmaz, Imbula, Sangaré

Attaquants : Gradel, Jean, Mubele, Sanogo, Toivonen

L’ARBITRE

Le match sera arbitré par Antony Gautier. Il est assisté par Mickaël Annonier et Philippe Jeanne.

L’ADIEU À HENRIETTE, DOYENNE DU GYM

La rencontre Nice – Toulouse sera dédiée à Henriette, doyenne des supportrices du Gym, décédée au mois de janvier 2018 à l’âge 96 ans.

Elle aura tout connu du club rouge et noir. Ou presque. Témoin de l’Histoire, actrice d’un siècle d’exode et d’enracinement, Henriette vit le jour à Hanoï, au Viêt Nam – au coeur de l’Indochine française -, le 26 août 1922. Contrainte de quitter sa terre natale, emprisonnée durant la guerre d’indépendance, celle qui donnera le jour à 8 fils « liés comme les doigts de la main » s’installa à Cagnes-sur-mer le 13 août 1954. « Et avec 8 garçons, comment veux-tu qu’on ne parle pas de foot ? », s’amuse Thierry, l’un de ses enfants, le ton rieur.

Le foot, Henriette y a baigné très tôt, « grâce à un cousin qui jouait au ballon ». Sur la Côte et sous le soleil, sa passion prend les plus belles couleurs du monde. Elle assiste à son premier match au Ray dans les années 60, un grand succès face à l’immense Stade de Reims (4-0). D’abord en Populaire, avec toute sa famille et les gens de son quartier - « sa tribune préférée » - puis en Seconde Haute, elle ne loupe rien de la vie des Aiglons. Ni les instants de gloire, ni les turbulences, ni la liesse, ni la tension. Elle vibre devant les exploits de « Jouve, Huck » et des autres géants. Ses fils embrassent le même amour, le même chemin, et suivent les joueurs par-delà les frontières.

L’ALLIANZ, L’EUROPE, MARIO

Malgré son état de santé, Henriette, comme son club, migre dans la Plaine du Var en 2013. Se régale d’une première réussie face à Valenciennes (victoire 4-0, le 22 septembre), d’un nouvel écrin flambant neuf et des artistes qui y débarquent bientôt, la ramenant quelques décennies en arrière. « Ben Arfa, Belhanda et Balotelli » la font vibrer. La coupe d’Europe aussi.

Cette saison, malgré son état de santé qui décline, elle assiste en tribune au match face à Strasbourg, à celui contre le Vitesse, et suit les autres de chez elle. Toujours avec le chapelet dans la main, pour que son Gym évolue sous la protection du Divin.

Ses 8 fils, ses 22 petits-enfants, ses 31 arrière-petits-enfants et une « arrière arrière » petite-fille née le 28 décembre dernier, Aurélia, seront présents à l’Allianz Riviera ce samedi, pour rendre hommage à la doyenne des supportrices.

Un hommage auquel s’associe l’OGC Nice, son club de toujours. Et cette fois, c’est lui qui priera pour elle...

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Jane Doe

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