Olympique Lyonnais - OGC Nice (0-1) : Nice a mangé du Lyon

Après un début de saison compliqué, les Aiglons sont allés chercher un succès fondateur à Lyon (0-1) grâce à une équipe remaniée et surtout un énorme dernier rempart.

Après des semaines de doute, de questions, de rumeurs, d’affirmations puis de démentis, l’OGC Nice annonçait fièrement, la semaine dernière, que Mario Balotelli restait à Nice pour une troisième saison consécutive.

Super Mario fait donc son retour sous le maillot du Gym au Groupama Stadium, avec la même mission que le plombier éponyme dans "Super Mario 3" : sauver les siens et éviter une nouvelle déroute.

Pour cela, Patrick Vieira décide de l’aligner en pointe, avec à ses côtés Allan Saint-Maximin. Derrière, un étonnant 5-3-2, avec un trio composé de Cyprien, Tamèze et Lees-Melou, et surtout une défense solide, basée sur Hérelle, Dante et Malang Sarr. Sur les côtés, Olivier Boscagli et Christophe Jallet, tout juste revenus de blessure, complètent l’axe défensif.

Aligné dans les buts, Walter Benitez entra dans un match dont il fut le héros avec deux parades dans les 7 premières minutes. Puis l’effet attendu par le coach niçois se fit ressentir. Durant les 45 premières minutes, les Aiglons multiplièrent les prises à deux et les binômes Jallet – Hérelle et Sarr – Boscagli verrouillèrent les couloirs, pendant que les milieux s’assurèrent de mettre beaucoup de densité dans le coeur du jeu. Résultat ? Le Gym souffrit dans la première demi-heure, mais résista, avec générosité et application. Un plat du pied de Tousart tutoya le montant de Benitez (13’), le portier argentin capta une frappe de Memphis (22’), et les Rouge et Noir commencèrent progressivement à desserrer l’étreinte, à jouer, à redoubler les passes courtes, à profiter du pied de Bosca’, de la vitesse d’Allan, du point d’ancrage Mario, de retour dans le 11 de départ après avoir purgé 3 matchs de suspension...

Après avoir souffert, ils sortirent le glaive au point, prêts à piquer. A couper. La volée du buffle italien, claquée en première intention sur un centre de Boscagli (22’), fut un premier avertissement (sans conséquence, car boxée par Lopes et finalement signalée hors-jeu). Le dernier quart d’heure du premier acte s’inscrivit dans la lignée, les coéquipiers de Dante reprenant le cuir et ne tremblant que sur un coup franc obtenu (pour une faute discutable) par Fékir et, finalement, cogné dans le mur par le champion du monde.

Avant de retrouver les vestiaires, donc, le Gym se procura pas mal de coups de pied arrêtés : ce qui ne fit pas planer le danger mais laissa augurer le meilleur. Un essai lointain de Bosca’ flirta avec la barre, et la mi-temps fut escortée d’une belle dose d’espoir.

BENITEZ EN ÉTAT DE GRÂCE

L’espoir se renforça vite, puis finit par se matérialiser. En deux temps. Sur le premier, dès le retour sur le pré, Super Mario inventa un geste dont il a le secret pour lancer Saint-Maximin vers le but. Le guépard laissa Denayer dans le rétro’, sprinta, piqua le cuir... mais trouva la barre de Lopes (48’).

Trois minutes plus tard, après une frappe lyonnaise, les Niçois furent finalement récompensés de leurs idées. Sur un corner joué à deux, "ASM" défia et sema deux adversaires, puis frappa fort. Son essai fut dévié par la tête de Marcelo et termina au fond des filets (1-0, 51’).

Derrière, l’orage déferla sur la cage niçoise. Le groupe fit front et Benitez haussa nettement le ton. Sur une action confuse, Fékir toucha le poteau avant que Ndombélé ne manque le cadre (57’). Puis le coup franc de Memphis fila dans les airs, la demi-volée de Fékir tomba sur l’ancien de Quilmes, de plus en plus brûlant (72’). Les Gones se procurèrent des nombreuses situations... et Benitez, encore lui, alla enfin gagner le match sur une double parade exceptionnelle : d’abord de la main, sur une tête de Ndombélé, puis du pied, sur une frappe de Fékir (85’).

Lyon continua à pousser, comme au début, et le Gym résista, comme au début. Au terme d’un match magnifique, les Niçois décrochent leur premier succès de la saison.

LA RÉACTION DE PATRICK VIEIRA

« Ce n’est jamais simple de venir à Lyon. On s’est battus, nous étions venus pour bien défendre, tout en gardant la philosophie de jeu qui était importante pour nous. On a attendu le bon moment pour marquer ce but. Un match nul aurait été plus logique pour Lyon, car ils ont eu beaucoup d’occasions, mais la réussite était de notre côté ce soir et revenir à Nice avec les trois points c’est bien pour le moral. Il nous manquait un peu de réussite, de confiance, avoir un match référence. On l’a eu ce soir. Les joueurs ont démontré qu’il y avait de la qualité. Il y a eu de la solidarité aussi. Maintenant, il faut continuer de travailler. On savait qu’on allait passer des moments difficiles ce soir. Ce qui est important c’est d’avoir tenu le choc dans nos temps faibles. On savait qu’avec Allan et Mario devant on allait se créer des situations. Jouer à 5 derrière nous a permis de défendre à deux contre un sur les côtés. On a montré une belle solidarité ».

LA RÉACTION DE ALLAN SAINT-MAXIMIN

« Les précédents résultats n’ont pas été très favorables, donc on avait à coeur, ce soir, de venir chercher les 3 points. On n’avait pas eu beaucoup de réussite auparavant, ça a tourné, ce n’est que du bonheur, surtout avant la trêve, on est super content et on espère vraiment que c’est de bon augure pour la suite ».

LA RÉACTION DE WALTER BENITEZ

« On travaille, on devait tout donner, plus que sur les matchs précédents. On savait que ça allait être un match très compliqué ici à Lyon, mais on avait besoin de points. On a fait un bon match. »

A Lyon, Groupama Stadium,
Olympique Lyonnais 0-1 OGC Nice (mi-temps : 0-0)

Affluence : 53 438 spectateurs

Arbitre : François Letexier

Buts : Saint-Maximin (51’) pour Nice

Avertissements : Tameze (40’), Balotelli (43’) pour Nice

Olympique Lyonnais : Lopes - Rafael, Marcelo, Denayer, Mendy - Tousart (Diop 78’), Ndombélé - Traoré (Aouar 83’), Fékir (cap), Terrier (Cornet 69’) - Memphis.

OGC Nice : Benitez - Jallet, Hérelle, Dante (cap), Sarr, Boscagli - Lees-Melou, Tameze, Cyprien - Saint-Maximin (Coly 84’), Balotelli (Myziane 75’).

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Jane Doe

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