Paris SG - OGC Nice (2-2) : les Aiglons s’en sortent très bien

Malmené durant toute la rencontre, Nice a réussi à sauver un match nul au Parc (2-2) pour conserver la tête du classement. Oui, le Gym est solide.

Les Aiglons débutent dans leur schéma fétiche : le 3-5-2. Yoan Cardinale garde les buts, juste derrière une défense à 3 composée d’Arnaud Souquet, Dante et Malang Sarr. Les explosifs Ricardo et Dalbert sont chargés d’animer les deux couloirs, alors que l’entrejeu est composé de la triplette Seri-Cyprien-Walter. Younès Belhanda débute en 10, juste derrière Alassane Pléa, seul en pointe.

Dès les premières minutes, Paris impose son rythme. Les latéraux sont redoutables et la défense niçoise tremble d’entrée de jeu, mais Cardinale s’offre une première superbe parade devant Kurzawa puis Cavani (7e) pour lancer le match.

Face à des parisiens intenables, Nice tient le choc. En défense, on fait le dos rond, on relance doucement et on tente d’emmener le ballon devant. Et pourtant, sur sa première véritable occasion, Nice ouvre le score à la surprise générale : Cyprien envoie un coup franc magistral dans la lucarne de Aréola, impuissant (0-1, 32e).

Un tir, un but, on se dit que le Gym est chanceux. Et pourtant. Derrière, Paris se montre fébrile. Cyprien manque de doubler la mise. Quelques secondes plus tard, Alassane Pléa s’en charge. Sur un centre millimétré de Dalbert, l’attaquant profite d’une mésentente entre Marquinhos et Thiago Silva pour contrôler puis crucifier Aréola (0-2, 45+3e).

A la pause, le Gym réalise le hold-up parfait, le casse du siècle : deux tirs, deux buts. Mais dès la reprise, Nice est rattrapé par la patrouille. 55 secondes suffisent pour qu’Aurier adresse un centre parfait à Cavani, qui termine de près (1-2, 46e).

Relancés, les parisiens poussent et continuent d’attaquer. Dalbert, blessé et distancé par Aurier sur le but, est remplacé par Boscagli (49e). Cyprien manque de devenir le héros de tout un peuple quelques minutes plus tard lorsque sa frappe passe au-dessus (57e). Mais trois minutes plus tard, sur un centre anodin, Cardinale rate sa sortie et repousse le ballon sur Dante. Surpris, le défenseur est devancé par Cavani qui n’en demandait pas tant (60e).

30 minutes à jouer et les compteurs sont remis à zéro. Mais les Aiglons, héroïques, vont résister aux assauts parisiens. A un quart d’heure de la fin, Cavani s’offre un troisième but, identique au premier, mais il est signalé hors-jeu (75e). Et au tout début du temps additionnel, Cardinale réalise un arrêt parfait après une tête de Kurzawa déviée par El Matador.

Si les Aiglons repartent avec le point du nul, ils peuvent s’estimer heureux, car ils auront tremblé. Ils réalisent un petit hold-up et conservent la tête du championnat avec quatre points d’avance sur leur adversaire du soir.

La stat : 40

Comme le nombre de points que compte le Gym après 17 journées. Un record historique car jamais le Gym n’avait totalisé autant depuis en si peu de matchs.

La réaction de Lucien Favre :

« On est un petit peu déçu dans la mesure où on menait 2-0 à la mi-temps, tout était réuni pour gagner. Mais il faut relativiser cette déception et rester positif. C’était très dur pour nous en début de match. Jusqu’à notre but sur coup franc, qui donne de la confiance à l’équipe. En plus, on met le deuxième juste avant la mi-temps. En revenant en deuxième période, on voulait mettre le 3e. Mais je regrette ce but du 2-1 d’entrée, qui relance complètement Paris. Le positif, c’est que malgré les deux buts encaissés trop rapidement, on a réussi à tenir ce 2-2. Il y a un peu de déception, mais c’est quand même un point à Paris ! Avec leurs 2 buts dans le premier quart d’heure de la deuxième période, on se dit que ça va être très dur, mais l’équipe est restée unie et a su tenir. On a fait des erreurs, c’est fait c’est fait, maintenant il faut voir de l’avant. C’est certain que Dalbert aurait du sortir à la mi-temps, c’est une erreur. Le regret il est là, dans la facilité avec laquelle Paris a marqué ses deux buts. »

La réaction de Dante :

« Paris a fait une entame de match intense. On a réussi à tenir le score à 0-0. On a été réaliste en marquant deux buts. Mais en deuxième mi-temps, on devait mieux gérer et être plus malin. On prend des buts aux mauvais moments. On apprend… le foot c’est l’intensité et l’agressivité. Mais je félicite quand même mon équipe. Paris a fait un gros match, mais en menant 2-0 on avait l’espoir de l’emporter. »

La réaction de Arnaud Souquet :

« A 2-0 à la mi-temps on savait qu’ils allaient pousser. Malheureusement on prend un but d’entrée de deuxième période, qui les relance. On ne prend pas des "top" buts, c’est ça qui est dommage. En menant 2-0 on pouvait espérer repartir avec les trois points, même si on est conscients que nous aussi avons eu de la réussite en première période. En première période on a eu du mal à tenir le ballon, ils ont fait un gros pressing pendant une heure, sur la fin un peu moins mais c’est normal en ayant joué en milieu de semaine en Coupe d’Europa. On repasse en tête, on continue notre série, c’est quand même positif. Dans le vestiaire on était un peu partagés entre joie et déception. On va essayer de bien finir l’année, et ce dès mercredi en Coupe de la Ligue. »

A Paris, Parc des Princes
Paris SG 2-2 OGC Nice (mi-temps : 0-2)

Affluence : 47 665 spectateurs

Arbitre : Clément Turpin

Buts : Cavani (46’, 60’) pour Paris ; Cyprien pour Nice (32’), Plea (47’)

Avertissements : Sarr (11’), Balotelli (83’), Belhanda (91’) pour Nice ; Kurzawa (40’) pour Paris

Paris SG : Areola - Aurier, Thiago Silva (cap), Marquinhos, Kurzawa - Verratti (Ben Arfa, 75’), Krychowiak (Ben Arfa 46’), Motta - Di Maria (Meunier, 82’), Cavani, Matuidi.

OGC Nice : Cardinale – Souquet, Dante, Sarr – Ricardo, Seri, Cyprien, Walter (Koziello, 90’), Dalbert (Boscagli, 47’) – Belhanda – Plea (Balotelli, 75’).

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Jane Doe

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