Cantonales : Alliance stratégique entre Entente Républicaine de Jacques Peyrat et Nissa Rebela

L'ancien maire de Nice Jacques Peyrat ,qui, il y a quelques semaines dans une interview nous avait annoncé son retour à la vie politique active en tant que candidat aux élections cantonales dans le 14éme canton (Nice Ouest-Moulins) a trouvé un allié de taille, le mouvement idéntitaire de Nissa Rebela ,avec lequel sceller un pacte de "soutien réciproque" comme le dit l'accord signé entre les deux mouvements politiques.

Dans son application, ce pacte prévoit que Jacques Peyrat sera soutenu par Nissa Rebela dans sa bataille pour gagner le siège de conseiller général , lequel , à son tour, il supportera Philippe Vardon, porte-parole de Nissa Rebela, qui sera candidat dans le 3e canton ; les deux mouvements renonçant à présenter des candidats dans le même canton.

Mais cette alliance va au delà de élections cantonales et s’inscrit dans la durée, à savoir les futures municipales. Avec un objectif commun, celui de s’opposer au "système" Estrosi jugé par les deux chefs de file comme "catastrophique" pour Nice. "Cet accord entend constituer la base d’un travail en commun destiné à se prolonger dans l’optique des élections municipales de 2014. Le rassemblement initié ce jour a bien entendu vocation a s’élargir pour réaliser à terme une plateforme d’entente niçoise offrant une véritable alternative à la politique municipale actuelle".

A l’occasion de la conférence de presse pour la signature de l’accord, Jacques Peyrat et Philippe Vardon ont bien sûr ajouté quelques commentaires :

Jacques Peyrat : "Mon engagement vient du constat que Nice va se retrouver dans la même situation que lors de mon élection de maire, en 1995. Les finances sont hors de contrôle et les projets se cumulent sans un suivi régulier. Monsieur Estrosi considère la Ville de Nice comme un strapontin pour sa carrière nationale.

J’ai la responsabilité de tirer la sonnette d’alarme avant que la situation se détériore de manière irrémédiable et j’ai choisi ce canton , que je connais bien pour avoir été élu une première fois en 1992 contre la candidate qui avait le soutien de tous les puissants de l’époque au niveau nationale et local, Madame Murcia, parce que je crois que le devenir de Nice se fera ici, dans ce territoire où sont réunis les organes de contrôle administratif, la Plaine du Var où se réalisera l’Opération d’Intérêt National dont je revendique la paternité à l’époque du Gouvernement Raffarin, un quartier considéré "sensible", celui des Moulins, le deuxième aéroport de France et la future gare multimodale. Ce n’est pas par hasard que Monsieur Estrosi a désigné comme candidat Madame Estrosi-Sassone . Il sait très bien le positionnement stratégique et vital de ce territoire pour le développement de Nice dans la perspective future d’une capitale régionale. Je porte beaucoup d’espérances pour le succès de ma candidature même si cette loi électorale, que je considère inique, a été conçu pour manipuler la volonté des électeurs et favoriser les grands partis en rendant presque impossibles les triangulaires.
Mais si je ne devais être présent au deuxième tour , en aucun cas je ne pourrais cautionner la candidate de l’UMP".

Philippe Vardon : " Notre choix de se rassembler avec Jacques Peyrat a une double valeur. La reconnaissance de son travail lors de ces deux mandatures en tant que maire de Nice et notre identité de vue quant à la situation catastrophique de la gestion municipale actuelle. Nous sommes une force populaire et nous exprimons le rejet de cette politique toute axée sur la communication. Il n’y a aucune sensibilité sociale ni écoute de la population.

Nissa rebela et l’Entente Républicaine sont deux mouvements politiques "niçois", loin des équilibres et alchimie des partis politiques nationaux qui sont plus attentifs à ce qui se passe à Paris qu’ici.
Nous réalisons une alliance qui n’est ni de circonstance ni idéologique mais qui répond à une communion de vue et d’objectif. Nous disons "halte" à la politique politicienne et oui à la gestion territoriale.
Quant à ma candidature dans le 3émé canton, je crois qu’elle est légitime d’autant plus que la majorité municipale sera représenté par un personnage éphémère. J’ai beaucoup plus de points de contact avec Jacques Victor, conseiller communiste sortant, avec lequel nous nous battons pour des causes communes (Centre Costanzo, terminus de la ligne 2 du tramway). Je sais être l’outsider de cette compétition et je pense être en position d’arriver au deuxième tour. Après tous les espoirs me seront permis".

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Jane Doe

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