Economie : l’inflation repart mais pas d’état d’alerte

On l'attendait, et elle est arrivée l'inflation ! Véritable arlésienne pendant plus de 10 ans. Mais elle est là.

Aux États-Unis. 5% c’est un chiffre très élevé. Et si on enlève les éléments les plus volatils, l’énergie et l’alimentation, l’inflation "core" est de 3,8% en mai, du jamais vu depuis 1992.

L’inflation est évidemment provoquée par l’explosion de la demande portée par la hausse de la consommation des ménages et des investissements des entreprises.

Après un arrêt quasi complet, l’économie américaine est en pleine explosion.
Et cela crée un déséquilibre entre l’offre et la demande qui provoque une hausse des prix. Hausse des prix dans le tourisme, dans les restaurants, dans le textile.
Normal. Ce sont les secteurs qui ont été quasiment à l’arrêt pendant la pandémie.

Alors pourquoi cette hausse spectaculaire de l’inflation n’affole pas les marchés ? Une raison principale : les investisseurs veulent croire que cette hausse des prix sera temporaire. Qu’une fois l’euphorie de la reprise passée, les goulets d’étranglement disparaîtront et les prix reviendront à la normale.

Le taux de référence, le taux d’emprunt d’État américain à 10 ans, a même légèrement baissé.

C’est d’ailleurs ce que pensent et disent les Banques centrales. La Banque centrale américaine, la FED, ne veut pas monter ses taux d’intérêt, même si l’inflation explose, car elle est convaincue que les prix se calmeront dans quelques mois.

C’est un pari. Un gros pari !

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