L’enquête publique sur l’enfouissement des déchets radioactifs du projet Cigéo se termine

Cigéo, le projet d’enfouissement des déchets radioactifs français, fait parler de lui. Une enquête publique a d’ailleurs été menée entre septembre et octobre 2021. Le rapport de cette enquête devrait être rendu d’ici décembre 2021, un rapport qui déterminera si le projet Cigéo est un projet d’utilité publique ou non.

Le projet Cigéo piloté par l’Andra

Cigéo est un projet mené par l’Andra (agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) qui a pour objectif d’enfouir en profondeur les déchets radioactifs français.

En 2006, le projet Cigéo a été la solution retenue par la loi dans le but de gérer les déchets les plus dangereux sur le long terme.
Au total ce n’est pas moins de 84 000 m³ de déchets issus de l’industrie électronucléaire qui seront enfouis à terme. Ces déchets seront compactés en 225 000 colis puis stockés dans des galeries de 10 mètres de diamètre à près de 500 mètres de profondeur.

Situé à Bure dans la Meuse, Cigéo s’étend d’ores et déjà sur une surface de 700 hectares et comprend, en surface, une zone de puits et une zone de descenderie (zone de réception, contrôle et préparation des colis). En sous-sol se trouvent, un laboratoire souterrain, une double descenderie, une zone de stockage des déchets de moyenne activité à vie longue et une zone de stockage de déchets de haute activité.

Ce projet, à 25 milliards d’euros, est en maturation depuis les années 1990 mais l’Andra a obtenu l’autorisation de construction seulement à la fin de l’année 2016. Les premières galeries devraient recevoir des colis de déchets de moyenne activité d’ici 2035. D’ici 2080, les galeries recevront les déchets de haute activité.

Ce projet avance pas à pas car le système de stockage doit être robotisé pour permettre sa réversibilité (possibilité de récupérer les colis le temps de l’exploitation). De nombreuses recherches en laboratoire quant à la déformation des tunnels, l’érosion des containers, etc. sont également passées au crible par une équipe scientifique.

Cigéo abrite aussi des expérimentations en termes de solutions de scellement du stockage souterrain. Ce dernier s’étendra, au terme du projet, sur 15 km2. La fermeture du site devrait avoir lieu d’ici 120 ans d’exploitation soit aux alentours de l’an 2150.

L’enquête publique menée sur ce projet se clôture

Une enquête publique menée sur le projet Cigéo, étape préalable à une potentielle déclaration d’utilité publique, a été conduite du 15 septembre au 23 octobre 2021.

La commission chargée de l’enquête, une commission indépendante, a recueilli pendant 5 semaines les avis des personnes favorables ou opposées au projet Cigéo. Peu de contributions ont été apportées de manière physique. En revanche, sur Internet 3 000 contributions ont été enregistrées.

Les avis divergent sur le projet. Certains contributeurs y sont fortement favorables. Ils voient en Cigéo un projet logique et nécessaire. Ces contributeurs s’appuient notamment sur les études préalablement menées, des études sérieuses démontrant la faisabilité et la sûreté du projet. D’autres trouvent que Cigéo n’est pas une solution et préfèrent un stockage en subsurface.

Les contributeurs, opposés au projet, trouvent qu’il reste encore trop d’inconnues pour mener un tel projet (risque sismique potentiel, impact sur le cadre de vie pour les générations futures à définir, etc.).
Le rapport de cette enquête publique sera normalement délivré en décembre 2021 et permettra de définir si le projet est reconnu d’utilité publique ou non. S’il l’est, l’Andra se verra obtenir les 120 hectares de terrain restants qui lui sont nécessaires pour mener à bien le projet Cigéo.

Pour retrouver toutes les enquêtes publiques publiées en France et ainsi faire entendre votre voix, il vous est possible de consulter le portail Notre Territoire, le portail Notre Territoire, le spécialiste de l’enquête publique locale.

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Jane Doe

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