L’épidémie de COVID-19 a mis les finances publiques à rude épreuve

Ce n'est pas une surprise, l'année 2020 restera gravée dans les annales pour avoir plongée les finances publiques dans le rouge.

Le déficit budgétaire devrait s’établir à -195,2 milliards d’euros en 2020, avant de se contracter quelque peu en 2021, à -152,8 milliards d’euros, a fait savoir le ministère de l’Économie et des Finances lors de la présentation du projet de loi de Finances pour 2021. Cela n’empêche que ce déficit sera le double de ce qu’il était en 2019 (-72,8 milliards d’euros).

Lors de la présentation du budget 2021, pour la première fois, l’exécutif en a donné une estimation plus ou moins fiable. À fin 2020, le solde budgétaire devrait s’établir à -195,2 milliards d’euros. À titre de comparaison, ce déficit budgétaire est très supérieur à celui de 2019 (-72,8 milliards d’euros) et également très supérieur à ce que l’exécutif prévoyait pour l’année 2020 lors de la rédaction du budget fin 2019 (-93,2 milliards d’euros).

Pourquoi une telle chute du solde budgétaire ? En 2020, les finances publiques se sont retrouvées dans un étau : d’une part, il fallait financer les mesures d’urgence en soutien à l’économie et aux ménages ; d’autre part, du fait de l’effondrement de la consommation pendant le confinement et des facilités fiscales accordées aux entreprises, les recettes budgétaires se sont effondrées. Les recettes fiscales nettes ont baissé de 46,2 milliards d’euros. Les dispositifs mis en place par l’État pour faire face à la crise (activité partielle, fonds de solidarité, achats de masques etc.) ont quant à eux conduit à une hausse des dépenses 46,9 milliards d’euros

Les mesures en soutien à l’économie devraient d’ailleurs perdurer en 2021. Le gouvernement a décidé de baisser de 10 milliards d’euros la fiscalité des entreprises à compter du 1er janvier 2021. Et ce, de manière pérenne. Seront ciblés les impôts pesant sur les facteurs de production (masse salariale, investissement, capital productif notamment), qui rendent les entreprises françaises, notamment industrielles, moins compétitives. Les dépenses de l’État devraient quant à elles augmenter de 42,7 milliards d’euros pour s’établir à 490 milliards d’euros. Quant aux dépenses publiques, en volume elles devraient croître de 0,4% en 2021, après +6,3% en 2020.

Pour 2021, l’exécutif table néanmoins sur une amélioration sensible de la situation budgétaire. À fin 2021, le solde budgétaire devrait s’établir à -152,8 milliards d’euros (ce qui serait une amélioration de 42,4 milliards d’euros par rapport à la prévision pour 2020). Le déficit public devrait se réduire pour atteindre 6,7% du PIB, soit une amélioration de 3,5 points de PIB par rapport à 2020 (10,2% du PIB).

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