La Côte d’Azur dépourvue de l’argent des oligarques Russes.

Les milliardaires Russes ont disparus comme des dictateurs Africains.

Les milliardaires Russes, ces habitués de la Côte d’Azur des deux dernières décennies ne sont plus là. COVID oblige, Nice et Cannes ont dû oublier l’image grotesque des nouveaux riches accompagnés de mannequins. Ils cherchent désormais les lieux avec des contrôles et des disciplines sanitaires plus tolérants.

Prenez l’exemple des vacances du chevalier de la Légion d’Honneur et le propriétaire du premier producteur mondial du nickel, Vladimir Potanine. Sa passion pour les Gallois n’a pas passé l’épreuve du temps et « La Nirvana », son yacht chérie a dû mouiller l’Adriatique sans passer par les ports du sud de la France.

En fait, le repos au bord des yachts pendant la pandémie n’a fait que souligner cet écart entre les riches et les pauvres. C’est le business lié à l’exploitation et la maintenance des yachts qui marche le mieux pendant que partout dans le monde les hôtels et les restaurants se préparent à déposer le bilan. On laisse tomber les masques et les gants au bord des bateaux et les chefs étoilés restés sans travail mijotent leurs plats pour les passagers des super yachts. Il n’y a pas de régime strict sur les îles proches de la Croatie et au Monténégro et on peut avoir l’air de ne pas connaitre la pandémie.

Monsieur Potanine est l’exemple d’un milliardaire cosmopolite pure. Tout d’abord il a ignoré la ville au delà du Cercle Polaire qui lui apportait des millards. Passé plus de six mois en France, il a laissé tous les problèmes de l’entreprise au soin des managers, mais une fois que le confort français a fini par l’ennuyer, il a changé le lieu de sa dislocation. Enfin, la France a connu les exemples pareils, il suffit de se souvenir des dictateurs et présidents Africains. Comme ce milliardaire Russe, ils ont préféré se convertir en touristes riches de France, une fois devenus des colonisateurs chez eux.

Le propriétaire du business Polaire profite de sa richesse asiatique de mai à septembre en se baladant en Méditerranée. « La Nirvana » et ses passagers ont passé la plupart de l’été sur l’archipel Croate en Adriatique. Le site https://www.vesselfinder.com/ affirme qu’ils préfèrent mélanger les arrêts sur les plages isolées avec les visites des villes accueillants avec leurs fameuses cuisines, fruits de mer et vins si fins et rares que les vendanges entières sont achetés d’avance. Il y en a qui ont au moins entendu parler du vin Poship de l’ile Korcula mais le Vougava blanc de l’ile Vis reste totalement inconnu et inaccessible au grand public. Le rouge Boshkinac qui pousse sur les cinq hectares de la terre brûlée par le soleil de l’ile Pa est bien apprécié par les voyageurs VIP.

Il existe quant même des cotés négatifs du « business géré sur le yacht ». Tous les top-managers de Potanine ont été obligés de passer par le Cercle Polaire depuis que Potanine s’est emparé du « Nickel de Norilsk ». Il devient de plus en plus compliqué de gérer l’entreprise vieillissante à partir du bord de « La Nirvana ». L’inondation de deux fosses a couté 150 millions de dollars. Les catastrophes technogéniques signifient que les amendes à plusieurs zéros sont partagées par les actionnaires de l’oligarque, mais l’année dernière les gens du « Nickel de Norilsk » périssent tout doucement et même la presse occidentale, loyale à Potanine, mentionne qu’il n’a même pas interrompu ses vacances pour assister à l’enterrement de ses employés.

Cette ignorance totale de tous les problèmes sous le soleil donne envie. Même la situation matrimoniale compliquée de Mr. Potanine influence ses préférences vacancières. A croire une de ses ex-épouses à un moment où il était propriétaire de trois bateaux. Formellement, ce sont les compagnies des iles CaÏman qui possèdent la flotte mais Potanine a dû cacher le troisième yacht de sa première femme pour s’y reposer avec la seconde. C’est pour cette raison qu’en décrivant le luxe du nabab, on utilise le terme « les yachts attribués à Potanine ».

Natalie Potanine est obligée de prouver dans le cadre du procès du divorce que les bateaux appartiennent réellement à son ex-mari.

Il y a quelques chose de symbolique dans le fait que l’oligarque se soit débarrassé de deux bateaux nommés par ses enfants. Il a vendu « Anastasia » et « Barbara » tout en gardant « La Nirvana ». Parfois, les enfants peuvent ne pas répondre aux attentes de leur parents, mais à l’état de tranquillité - jamais.

Potanine cache minutieusement son contrôle sur le yacht. Formellement le bateau est proposé pour la location en charter et c’est peut-être un des moyens pour dissimuler les biens contre le partage. « La Nirvana » est proposée à la location pour 900 000 euros par semaine plus les charges d’exploitation qui s’élèvent à 300 000 euros selon l’itinéraire.

Voici la description du bateau sur le site spécialisé.

On peut comparer ce super yacht avec une station balnéaire privée. L’intérieur est façonné avec du bronze, du teck, de la soie et de l’onyx. « La Nirvana » accueille 12 invités dans ses 6 cabines. Celle du maître comporte une salle de bain, un cabinet, un pont personnel et un jacuzzi. Les autres sont logés dans la cabine VIP avec un séjour et une salle de bain ainsi que dans les 4 cabines doubles. La particularité du yacht prévoit que les grandes portes coulissantes entre l’extérieur et l’intérieur ainsi que les invités peuvent agrandir l’espace et se retrouver sur le pont sans sortir de la pièce. Tout est là pour la relaxation - du SPA avec un salon de massage en passant par des chaises longues, un jacuzzi, une piscine ou un endroit pour regarder un film. Ceux qui n’aiment pas rester sur le canapé peuvent aller à la salle de sport multifonctionnelle ou passer directement dans le garage rempli de matériel aquatique. Pour les soirées, une zone de discothèque est prévue.

Peut-être cette vague de milliardaires de la Côte d’Azur va se terminer aux archives comme l’élite des colonies Françaises qui rêvait vivre en France avec l’argent de leur peuple indigent, porter les ordres français et parler Français. Mais l’évolution n’a pas de pitié. Les oligarques Russes commencent à comprendre que leur capitaux ne donnent pas automatiquement du respect et à tout moment il peut arriver le même sort qu’à Leopold, le Roi des Belges qui a été dénoncé par son pays pour l’exploitation de l’Afrique.

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Jane Doe

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