La croissance dans la zone euro est restée stable au troisième trimestre ( +0,2 )

La croissance dans la zone euro est restée stable au troisième trimestre, mais à un niveau faible de 0,2 %, signe d’une stagnation de l’activité en Europe.

L’inflation reste à des niveaux très bas.

L’indice rapporté par les statisticiens européens a ralenti en octobre à 0,7 %, bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui vise un niveau « proche de, mais inférieur à 2 % ».

Une baisse importante sur un an

Sur un mois, le nombre de chômeurs a augmenté de 48 000 en août. Il concerne 15,6 millions de personnes dans les 28 pays et 33 000 dans la zone euro. En glissement annuel, la baisse est significative avec 889 000 personnes en moins dans l’UE à 28 et 738 000 en moins dans la zone monétaire. En zone euro, le taux de chômage s’établit à 6,3 % en septembre, soit son niveau le plus faible recensé depuis juillet 2008 avant la Grande récession.

Des disparités criantes

En dépit de ces chiffres favorables, les disparités demeurent très marquées au sein du continent. En septembre dernier, les taux les plus bas concernent la République tchèque (2,1 %), l’Allemagne (3,1 %) et la Pologne (3,3 %). À l’opposé, la Grèce (16,9 %), l’Espagne (14,2 %) et l’Italie (9,9 %) sont les pays les plus frappés par ce phénomène. La France arrive quant à elle en quatrième position avec un taux de chômage au sens du bureau international à 8,4 %. Ces résultats illustrent la persistance des effets de la crise de 2008 et la crise des dettes souveraines en zone euro avec un véritable contraste entre le nord et le sud de l’Europe.

Le chômage des jeunes repart à la hausse

Sur le front du chômage des jeunes, les chiffres sont moins positifs. Après avoir connu une baisse régulière depuis 2016, le taux a tendance à stagner ces derniers mois pour s’approcher des 16 % en zone euro et 14,5 % dans l’Union européenne. Là encore, les pays du sud de l’Europe sont particulièrement concernés par ce fléau. En Espagne, le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 32,8 % contre 28,7 % en Italie et 19,4 % en Espagne. À l’inverse, la République tchèque (4,4 %), l’Allemagne (5,9 %) et les Pays-Bas (7,2 %) sont bien plus épargnés.

Une croissance au ralenti en zone euro

Depuis plusieurs mois, les indicateurs conjoncturels s’assombrissent en Europe. Au troisième trimestre 2019, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de seulement 0,2 % en zone euro et dans l’Union européenne à 28. C’est un rythme bien inférieur enregistré au cours du premier trimestre (0,4 %). Dans l’union monétaire, ce rythme identique au second trimestre confirme clairement le net coup de frein de l’activité. En effet, la progression trimestrielle n’avait jamais été aussi basse depuis le second trimestre 2014 selon les données d’Eurostat dans la zone monétaire à 19.

source : Office européen de statistiques Eurostat.

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